Fusillade mortelle à Nantes : la ville va installer des caméras dans le quartier endeuillé
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Fusillade mortelle à Nantes : la ville va installer des caméras dans le quartier endeuillé Par Simon Cherner, Le Figaro Nantes Le 23 mai 2026 à 07h10 Suivre Sujets insécurité Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Impact de balle, sur le bâtiment du quartier de Port Boyer, à Nantes (Loire-Atlantique), devant lequel un mineur a été tué, le 14 mai 2026. ESTELLE RUIZ / Hans Lucas via AFP Douze appareils seront déployés ces prochains mois à Port Boyer, où un mineur de 15 ans a été tué le 12 mai, lors d’une attaque liée au narcotrafic. Réélue en mars, la maire PS Johanna Rolland n’avait pris aucun engagement nouveau sur la vidéoprotection. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Floraison de caméras autour d’une cité traumatisée. Une semaine après le drame qui a coûté la vie à un adolescent de 15 ans, à Nantes, dans le quartier de Port Boyer, les pouvoirs publics ont présenté leur plan d’action pour sécuriser le secteur. Au micro de la matinale d’Ici Loire Océan, jeudi 21 mai, l’adjoint à la sécurité de la ville de Nantes, Denis Talledec, a annoncé que six premiers appareils de vidéoprotection seraient déployés «dès le mois prochain» à Port Boyer. «Il faut réassurer les habitants, les accompagner et ne pas déserter l’espace public, qu’on va se réapproprier», a ajouté l’élu. L’installation de ces équipements était déjà programmée par la ville, dans le cadre du plan de déploiement 2026/2027. L’opération a cependant été accélérée, confirmait vendredi la mairie de Nantes. Six caméras supplémentaires devraient également être «priorisées» pour le quartier de Port Boyer, «dans les prochains mois, après l’été». Passer la publicité Publicité Caméras de la discorde En cette fin mai, la ville de Nantes dispose d’un parc de 420 caméras de vidéosurveillance, davantage qu’à Rennes ou à Bordeaux. Inauguré en 2018, ce réseau public est piloté par un Centre de supervision urbain (CSU), placé sous l’autorité de Nantes Métropole. Les appareils sont en majorité concentrés en centre-ville ainsi que sur les grands axes de circulation. Ni la carte éditée en 2024 par la collectivité, ni celle mise à jour de manière collaborative par le collectif Nantes sous surveillance, n’indiquent la présence de caméras dans le quartier de Port Boyer. Le déploiement de nouvelles caméras en ville reste un sujet sensible à Nantes. Accusée, par sa droite, de ne pas en faire assez, la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland, doit également ménager ses alliés écologistes, hostiles à l’essor de la vidéoprotection. L’équipe de campagne de «la gauche unie» portée par l’édile, lors des dernières élections municipales, a gardé un silence diplomatique sur ce dossier. Une évaluation à mi-mandat L’installation de nouvelles caméras se poursuit pourtant bel et bien, puisqu’on ne dénombrait que 407 caméras en ville, à la veille du premier tour. Soit treize de moins qu’aujourd’hui, deux mois après la réélection de Johanna Rolland pour un troisième mandat. Le document recensant les réalisations du second mandat de l’élue mentionnait par ailleurs l’installation de 422 caméras à Nantes «à la fin du mandat, en 2026». Avec les 12 appareils prévus pour Port Boyer, le parc devrait ainsi atteindre 432 caméras. Sans compter les autres déploiements prévus. À lire aussi « C’est affolant » : après la fusillade mortelle à Nantes, des habitants racontent l’enfer de leur quotidien parmi les dealers Interrogé sur ce point, l’hôtel de ville confirme qu’un programme d’installation de nouvelles caméras suit effectivement son cours - d’où l’évocation d’un déploiement «accéléré» d’appareils à Port Boyer. Aucun objectif chiffré n’est toutefois évoqué. «La maire a régulièrement indiqué que la ville poursuivra le déploiement de caméras là où c’est nécessaire, sur la base d’un diagnostic partagé entre les services de la ville et la police nationale. Elle s’est également engagée à une évaluation du dispositif à mi-mandat», fait savoir la mairie de Nantes. En dehors du renforcement des patrouilles dans le quartier de Port Boyer, avec une présence accrue de CRS, le commissariat de Nantes devrait recevoir à moyen terme des renforts policiers, a annoncé le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez. La création d’une antenne locale de l’Office français antistupéfiants (Ofast) viendra aussi étoffer les moyens locaux. Côté prévention, Denis Talledec a annoncé que le programme social «Limits» (pour «Limiter l’implication des mineurs dans les trafics de stupéfiants»), déjà expérimenté dans le quartier sensible du Breil, sera également décliné prochainement à Port Boyer.


