Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio en Inde pour relancer des relations mises à l'épreuve par Trump
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Le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio en Inde pour relancer des relations mises à l'épreuve par Trump Par Le Figaro avec AFP Le 23 mai 2026 à 08h02 Sujets Inde Donald Trump Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Marco Rubio aux côtés de l’ambassadeur des États-Unis en Inde, Sergio Gor, alors qu’ils montent à bord de leur avion à destination de New Delhi à l’aéroport international de Calcutta, en Inde. Julia Demaree Nikhinson / REUTERS Marco Rubio participera également à une réunion des ministres des Affaires étrangères du Quad qui regroupe l’Australie, l’Inde, le Japon et les États-Unis, et qui vise à faire contrepoids à la présence de la Chine dans l’océan Indien. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Marco Rubio est arrivé samedi en Inde, où il cherchera à resserrer les liens avec un partenaire de longue date des États-Unis, une semaine après la visite de Donald Trump en Chine. Le chef de la diplomatie américaine a entamé son déplacement de quatre jours et quatre villes dans la métropole orientale de Calcutta, où ce catholique pratiquant doit visiter le siège des Missionnaires de la Charité de Mère Teresa. Il s'envolera ensuite pour New Delhi pour y rencontrer samedi le premier ministre Narendra Modi, selon le département d'État. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International À lire aussi Avec un nouveau nom chinois, Marco Rubio peut accompagner Donald Trump en Chine Avant de repartir mardi, Marco Rubio participera également à une réunion des ministres des Affaires étrangères du Quad, qui regroupe l'Australie, l'Inde, le Japon et les États-Unis et vise entre autres à faire contrepoids à la présence de la Chine dans l'océan Indien. Passer la publicité Publicité Pékin se montre depuis longtemps circonspecte à l'égard du Quad, qu'elle voit comme une tentative de l'encercler, et a, par le passé, tancé l'Inde en raison de sa participation à ce groupe. Mais le retour au pouvoir du président Donald Trump aux États-Unis a ébranlé les schémas traditionnels des priorités américaines. Trump a effectué la semaine dernière une visite d'État en Chine, où il a salué l'accueil qui lui a été réservé par le président Xi Jinping, malgré le peu d'annonces concrètes qui en ont résulté. Macro Rubio, qui avait défendu au Sénat des liens étroits avec l'Inde, a confié aux journalistes à bord de son avion qu'il ne s'était jamais rendu dans le pays jusque-là. Il est accompagné par son épouse Jeanette, avec laquelle il se rendra ensuite au Taj Mahal, le monument mondialement célèbre de l'amour à Agra. L'énergie en ligne de mire Au début de son déplacement, qui l'a également conduit en Suède, Marco Rubio a qualifié l'Inde de «grand allié, grand partenaire» et indiqué que les États-Unis chercheraient des moyens de lui vendre davantage de pétrole. L'économie indienne, en pleine croissance, dépend des importations d'énergie et, comme de nombreux pays, a été ébranlée fin février par l'attaque américano-israélienne contre l'Iran, qui a répliqué en bloquant le trafic dans le stratégique détroit d'Ormuz, faisant flamber les prix mondiaux du pétrole. L'Inde entretient historiquement des liens avec l'Iran mais développe aussi sa relation avec Israël, où le premier ministre de l’Inde Narendra Modi s'est rendu quelques jours seulement avant le début de la guerre. Mais le conflit a aussi vu le retour sur le devant de la scène du Pakistan, ennemi juré de l'Inde. Islamabad, dont le puissant chef de l'armée s'est rendu vendredi à Téhéran, s'est posé en médiateur dans le conflit. Ne pas répéter «les mêmes erreurs» commises avec la Chine Les États-Unis, alliés du Pakistan pendant la guerre froide, s'en étaient progressivement éloignés en privilégiant leurs relations avec l'Inde, considérant la plus grande démocratie du monde comme un partenaire naturel dans un ordre mondial marqué par la montée en puissance de la Chine. Trump s'est cependant rapproché du Pakistan, qui l'a couvert d'éloges pour sa diplomatie lors d'une brève guerre avec l'Inde l'an dernier et a accueilli une société de cryptomonnaies détenue par la famille du président américain. Modi a irrité Trump en ne lui attribuant pas le crédit d'avoir mis fin à cette guerre, au cours de laquelle l'Inde a frappé le Pakistan après le massacre de civils majoritairement hindous au Cachemire, administré par l'Inde. Trump a peu après imposé des sanctions douanières à l'Inde, à des niveaux supérieurs à celles infligées à la Chine. Et le numéro deux de Marco Rubio, Christopher Landau, a suscité l'inquiétude en Inde en déclarant que l'ascension du pays ne devait pas se faire au détriment commercial des États-Unis, promettant de ne pas répéter «les mêmes erreurs» commises avec la Chine. Passer la publicité Publicité Les relations se sont améliorées après un accord commercial négocié à la suite de l'arrivée en Inde cette année de l'ambassadeur des États-Unis Sergio Gor, proche conseiller politique de Donald Trump.

