Champions Cup : Pablo Uberti, cet inconnu au milieu des Galactiques de l’UBB
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Champions Cup : Pablo Uberti, cet inconnu au milieu des Galactiques de l’UBB Par David Reyrat avec A. C. à Bilbao Le 23 mai 2026 à 06h06 Suivre Sujets UBB Leinster Champions Cup Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Pablo Uberti le 3 mai dernier lors de la demi-finale de Champions Cup face aux Anglais de Bath. Loic Cousin / Icon Sport L’ailier (ou centre) pallie sans rechigner chaque forfait des stars bordelaises. Au point d’être l’un des joueurs les plus utilisés par Yannick Bru. Ce samedi, il sera titulaire en finale face au Leinster. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le 6 octobre dernier, l’UBB publie un communiqué annonçant la prolongation du bail de Pablo Uberti jusqu’en 2029. Avec ces mots : «Valeureux et travailleur, Pablo s’inscrit un peu plus dans l’histoire du club». Quand Louis Bielle-Biarrey et Damian Penaud, Yoram Moefana et Nicolas Depoortere attirent toutes les lumières, brillent sur le terrain, sont appelés sous le maillot bleu, le Basque de 28 ans aligne les matchs sans bruit. Anonyme au milieu des Galactiques, canadair au milieu de la Patrouille de France. La métaphore n’est pas innocente. Au sein de la ligne de trois-quarts du club girondin, Pablo Uberti est le pompier de service. Capable d’évoluer à l’aile et au centre, il est appelé à la rescousse chaque fois que l’un de ses coéquipiers internationaux est blessé ou laissé au repos. Et ça fait un paquet de feuilles de match à la fin. 30, dont 20 titularisations, lors de la saison 2023-2024 (ce qui a fait de lui le joueur le plus utilisé de l’effectif cette année-là, 1748 minutes). 22 dont 18 titularisations en 2024-2025. 21 feuilles de match, pour autant de titularisations, cette saison (soit, déjà, 1510 minutes). Pour une 22e à venir ce samedi à Bilbao, à l’aile pour la finale de Champions Cup face aux Irlandais du Leinster. Passer la publicité Publicité Il ne tire jamais la couverture médiatique à lui Pablo Uberti joue donc beaucoup. Sans faire parler de lui. Parce qu’il ne marque pas une ribambelle d’essais (12 en 73 apparitions ces trois dernières années). Parce qu’il ne considère pas que c’est sa mission prioritaire. Humble et fiable, il se met au service des autres, se sacrifie pour le collectif. Défendre avec acharnement, lutter dans les rucks, gagner de précieux mètres. Efficace pour répondre présent. Mais sans jamais tirer la couverture médiatique à lui. Toujours prêt à s’effacer quand les Galactiques sont tous disponibles. Je suis quelqu’un qui trouve la confiance dans le travail de la semaine. Discret, oui, ça me correspond. Pablo Uberti «Depuis deux ou trois ans, sa polyvalence fait de lui un joueur essentiel de l’effectif. On sait qu’à Bordeaux, nous sommes souvent amputés au niveau de la ligne de trois-quarts à cause du calendrier international, et Pablo est un joueur sur lequel on s’appuie énormément pour traverser ces périodes-là», a appuyé le manager de l’UBB, Yannick Bru, vendredi lors de la conférence de presse d’avant finale. À lire aussi Rugby, Champions Cup : «Que notre confiance ne devienne pas de la suffisance», l’UBB reste méfiante avant de défier le Leinster Invité début mai de l’émission 100% UBB, sur les ondes d’Ici Gironde, notre talentueux confrère, Dominique Bourdot, lui a fait part des commentaires des supporters. «Un joueur studieux», «précieux pour l’équipe»… La réponse de l’intéressé ? «Ça me va droit au cœur. Je suis quelqu’un qui trouve la confiance dans le travail de la semaine. Discret, oui, ça me correspond…» Pour ses anciens entraîneurs, l’explication tient en une phrase : «Ça vient de l’éducation de sa famille.» Il fait partie de ces joueurs de l’ombre qui donnent de l’épaisseur à un vestiaire. Yannick Bru Yannick Bru complète. «Si on regarde ses mensurations et ses données physiques, Pablo, c’est d’abord un formidable athlète. C’est aussi un garçon très attachant, hyper-altruiste, tourné vers l’équipe et qui ne cherche jamais la lumière. C’est quelqu’un auquel tous les joueurs et tout le staff sont très attachés.» Et qui mériterait plus de reconnaissance, selon lui. «Je pense que, s’il avait une autre nationalité, il aurait peut-être déjà connu des sélections internationales.» La saison de son joueur ne peut donc que le réjouir. «À titre personnel, je suis ravi pour lui qu’il ait la chance de disputer cette phase finale dans son intégralité, parce que c’est vraiment quelqu’un qui le mérite. Il fait partie de ces joueurs de l’ombre qui donnent de l’épaisseur à un vestiaire.» Passer la publicité Publicité «Il est bon partout, a récemment confié son ex-partenaire Jean-Baptiste Dubié, à Rugbyrama. C’est sûr qu’à Bordeaux, tu es habitué à voir des ailiers qui sont capables de faire des choses assez incroyables, de traverser le terrain. Pablo n’est pas un ailier finisseur mais il est irréprochable à chaque fois qu’il joue. Même s’il ne marque pas des essais de 50 mètres, il est capable de revenir sur un mec qui s’apprête à marquer l’essai de la gagne, d’être au duel sur tous les ballons hauts, de finir avec quinze plaquages par match et huit bornes courues. Sa qualité première est de rendre le mec en face moins bon, parce qu’il ne le lâche pas.» Un travailleur de l’ombre qui ne rechigne à aucune besogne pour rendre ses coéquipiers meilleurs. Leur offrir cette lumière qui ne l’intéresse pas.



