Bolivie : des milliers de manifestants défilent à La Paz contre le président
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Bolivie : des milliers de manifestants défilent à La Paz contre le président Par Le Figaro avec AFP Le 25 mai 2026 à 19h44 Sujets Bolivie Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les forces de sécurité utilisent des gaz lacrymogènes lors de manifestations nationales visant à inciter le gouvernement du président bolivien Rodrigo Paz à annuler les mesures d’austérité et à résoudre l’augmentation du coût de la vie, à El Alto, en Bolivie, le 23 mai 2026. Claudia Morales / REUTERS Les manifestants rejettent la politique économique du gouvernement, réclament des hausses de salaires et accusent les autorités d’avoir distribué une essence de mauvaise qualité qui aurait endommagé des milliers de véhicules. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Des milliers de manifestants défilaient lundi à La Paz pour exiger la démission du président de centre droit Rodrigo Paz, qui a annoncé une réduction de moitié de son salaire et de celui des ministres dans une tentative d'apaiser la mobilisation sociale. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Le président Paz fait face au plus important mouvement de contestation de son court mandat, entamé en novembre, alors que le pays traverse sa plus grave crise économique depuis quatre décennies. «Que voulons-nous? Sa démission! Quand? Maintenant!», scandait la foule au milieu de détonations de pétards. Passer la publicité Publicité Une cinquantaine de barrages routiers La manifestation dans la capitale administrative avançait sans incident dans l'immédiat, contrairement à la semaine dernière. La place Murillo, où se trouve le palais présidentiel, était sécurisée par des centaines de policiers antiémeutes. Les manifestants rejettent la politique économique du gouvernement, réclament des hausses de salaires et accusent les autorités d'avoir distribué une essence de mauvaise qualité qui aurait endommagé des milliers de véhicules. Les protestations ont commencé début mai, après un appel à la grève de la Centrale ouvrière bolivienne (COB), principal syndicat du pays. La Bolivie comptait lundi près d'une cinquantaine de barrages routiers, selon les autorités. Les blocages ont provoqué des pénuries de nourriture, de médicaments et d'essence à La Paz, El Alto, ainsi qu'à Oruro (ouest), Potosi (sud-ouest) et Cochabamba (centre) notamment. «Effort» national Lors d'un discours prononcé à Sucre (sud), capitale historique du pays, Rodrigo Paz a annoncé lundi une réduction de 50% de son salaire et de celui de ses ministres, un geste présenté comme une contribution de son gouvernement à «l'effort» national. Le président bolivien gagne environ 24.000 bolivianos par mois (environ 3.400 dollars), selon un décret adopté en 2024. Les ministres perçoivent des rémunérations inférieures. Passer la publicité Publicité Appelant au dialogue, il a cependant de nouveau exclu toute négociation avec des manifestants radicaux ayant recours à la violence. «Une minorité ne peut pas gouverner», a-t-il averti. Promettant de rompre avec vingt années de politiques de gauche menées par ses prédécesseurs Evo Morales et Luis Arce, Rodrigo Paz s'est rapproché des États-Unis, des institutions financières internationales et du patronat, tout en prenant ses distances avec les syndicats.


