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Washington envisage de réexaminer sa position sur les îles Malouines, Londres réaffirme que «la souveraineté appartient au Royaume-Uni»

سياسة
Le Figaro
2026/04/24 - 20:17 503 مشاهدة
Washington envisage de réexaminer sa position sur les îles Malouines, Londres réaffirme que «la souveraineté appartient au Royaume-Uni» Par Maxime Dubernet de Boscq et agence Reuters Le 24 avril 2026 à 22h17 Suivre Sujets Etats-Unis Royaume-Uni Argentine Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les îles Malouines restent une source de tensions entre le Royaume-Uni et l’Argentine. PABLO PORCIUNCULA BRUNE / AFP Une note interne du Pentagone évoque plusieurs pistes de pression sur des alliés de l’Otan jugés insuffisamment coopératifs lors du conflit avec l’Iran, dont la remise en cause du soutien américain à la souveraineté britannique sur les îles Malouines. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une note interne du Pentagone, révélée par Reuters, expose des pistes de représailles envisagées par Washington contre certains alliés de l’Otan jugés insuffisamment solidaires lors du conflit avec l’Iran. Parmi ces options, dont celle de suspendre l’Espagne de l’organisation, figure une mesure source de crispations outre-Manche : la possibilité de revoir le soutien diplomatique américain à la souveraineté britannique sur les îles Malouines. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Rédigé par Elbridge Colby, principal conseiller politique du Pentagone, ce document se fait le porte-voix de l’irritation croissante de l’administration américaine face aux réticences de plusieurs partenaires européens à accorder aux forces américaines des droits d’accès, de stationnement et de survol dans le cadre des opérations contre Téhéran. «C’est tout simplement le strict minimum pour l’Otan», souligne-t-il dans cet échange interne, selon un responsable américain cité anonymement par Reuters. Passer la publicité Publicité Dans ce contexte tendu, la question des Malouines apparaît comme un levier de pression diplomatique pour l’administration Trump. Les États-Unis pourraient reconsidérer leur position sur les «possessions impériales» européennes de longue date, dont ces territoires britanniques revendiqués par l’Argentine, assure cette note. Une perspective saluée par le président argentin Javier Milei, allié de Donald Trump, qui a célébré cette nouvelle dans une interview radiophonique : «Nous faisons tout ce qui est humainement possible pour que les Malouines argentines (...) reviennent entre les mains de l’Argentine. Nous progressons comme jamais auparavant.» Revendication de l’Argentine La réaction britannique ne s’est pas fait attendre. Un porte-parole du premier ministre Keir Starmer a fermement réaffirmé que «la souveraineté appartient au Royaume-Uni» et que «le droit à l’autodétermination des habitants est primordial». Londres insiste sur la constance de sa position, «clairement et régulièrement exprimée aux différentes administrations américaines». Le Royaume-Uni et l’Argentine se sont affrontés en 1982 lors d’un bref conflit pour le contrôle de l’archipel, après une tentative infructueuse de Buenos Aires de s’en emparer. Environ 650 soldats argentins et 255 militaires britanniques avaient été tués avant la reddition de l’Argentine. Le Royaume-Uni revendique toujours la souveraineté des îles Malouines et y maintient une présence militaire, notamment une base aérienne à Mount Pleasant. De son côté, l’Argentine, avec le soutien de la Chine, continue de porter sa revendication sur le plan diplomatique et au sein d’instances internationales comme l’ONU. Les deux pays ont rétabli leurs relations après la guerre, mais les négociations sur la souveraineté restent dans l’impasse. Sujet de tensions En 2013, un référendum a vu 99,8 % des votants se prononcer en faveur du maintien sous souveraineté britannique, avec une participation d’environ 92 %. Londres invoque ce résultat comme l’expression de la volonté des habitants et affirme qu’aucune discussion sur le statut de l’archipel ne peut avoir lieu sans leur accord. Un scrutin rejeté par l’Argentine, qui estime que la population actuelle a été installée après la prise de contrôle britannique de 1833. Les États-Unis ont généralement évité de prendre position sur la souveraineté depuis 1982. Le site du département d’État indique que les îles sont administrées par le Royaume-Uni, tout en mentionnant la revendication argentine. L’ONU, elle, classe le territoire comme «non-autonome» sans se prononcer sur la souveraineté. Depuis plusieurs mois, Donald Trump a multiplié les critiques à l’encontre de Londres, reprochant notamment son refus initial d’autoriser l’usage de bases britanniques pour frapper l’Iran. Il avait notamment qualifié Keir Starmer de «lâche» pour son refus de s’associer à la guerre américaine contre l’Iran, affirmant qu’il n’était «pas un Winston Churchill»  et décrivant les porte-avions britanniques comme des «jouets». Passer la publicité Publicité Le président américain a également dénoncé l’absence de soutien naval européen pour sécuriser le détroit d’Ormuz, vital pour le commerce mondial. Le secrétaire à la Défense Pete Hegseth a lui-même reconnu que la guerre avec l’Iran avait «mis en lumière» les fragilités de l’Alliance. «Vous n’avez pas vraiment d’alliance si certains pays ne sont pas prêts à vous soutenir quand vous en avez besoin», a-t-il déclaré.
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