VIDÉO. « Le business de la rose » : comment TikTok est devenu un terrain de chasse pour proxénètes
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VidéosVIDÉO. « Le business de la rose » : comment TikTok est devenu un terrain de chasse pour proxénètesPar Rosalie Giroud Le 26 avril 2026 à 17h00RéagirEnregistrerPartagerVirées en jet ski, chambres de luxe, bonbonnes de protoxyde d’azote… sur la plate-forme, des hommes promettent monts et merveilles à des jeunes filles pour les enrôler dans des réseaux de prostitution. Nous avons enquêté.Tout commence par un scroll banal sur TikTok. Des vidéos défilent quand un contenu retient notre attention. Tout a l’air d’une simple visite d’appartement, mais sur les images de chambre, de cuisine ou de salle de bains s’affichent des messages codés : « On a besoin de bosseuses déter (NDLR : déterminées) », « Besoin d’argent ? C’est ici que ça se passe », « Voyage, shopping à nos frais ». Nous comprenons que nous venons de tomber sur une annonce de recrutement pour la prostitution.De la visite d’Airbnb où se déroulent les passes à la promesse du « All inclusive » en passant par des blagues obscènes, les proxénètes publient des centaines de vidéos pour recruter des jeunes filles souvent mineures, très présentes sur le réseau social.Ces contenus arborent toujours comme un symbole un petit émoji, plutôt romantique en apparence : la rose. À l’aide de faux profils d’adolescentes, Maria et Emma, âgées de 16 et 17 ans, nous sommes entrés en contact avec les hommes derrière ces vidéos.« Tu as juste à te faire les clients »Avec nos faux profils, nous likons quelques-uns des contenus repérés. Très vite, nous sommes approchées par des proxénètes en messages privés : « Salut, tu veux bosser ? », « Coucou, ça va ? », « Salam ma belle », « Ça dit quoi ? ». Nous échangeons ensuite avec eux au téléphone ou via des messages vocaux.Notre jeune âge ne paraît pas poser problème. L’un des proxénètes confie à Emma avoir « déjà travaillé avec une fille de 17 ans ». Un autre regrette que Maria n’ait que 16 ans, mais propose de faire une exception si elle « n’est pas une enfant » et qu’elle « fait les ch...



