Amiens : un homme accusé d’avoir tué sa compagne, son fils de trois ans et sa belle-sœur reconnaît le triple meurtre mais nie tout viol
Amiens : un homme accusé d’avoir tué sa compagne, son fils de trois ans et sa belle-sœur reconnaît le triple meurtre mais nie tout viol Par Le Figaro avec AFP Le 16 juin 2026 à 20h23 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Amiens Meurtre procès Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Selon les faits établis par l’enquête, son parcours meurtrier s’est étalé sur plusieurs jours, du 8 au 14 avril. sebra / ADOBE STOCK Jérôme D., 52 ans, comparaît jusqu’à jeudi devant la cour d’assises de la Somme, quatre ans après la découverte par la police des corps de sa compagne Jennifer, 26 ans, de leur fils et de sa belle-sœur Amélia, 25 ans, dans l’appartement du couple, dans le nord-ouest d’Amiens. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Jugé devant la cour d'assises de la Somme pour les meurtres en 2022 de sa compagne, de leur fils de trois ans et de sa belle-sœur, un quinquagénaire a reconnu les meurtres mais nié tout viol, au premier jour de son procès mardi. Jérôme D., 52 ans, comparaît jusqu'à jeudi à Amiens, quatre ans après la découverte par la police des corps de sa compagne Jennifer, 26 ans, de leur fils et de sa belle-sœur Amélia, 25 ans, dans l'appartement du couple, dans le nord-ouest d'Amiens. «C'est terrible, (...) on a l'impression que j'ai fait un lynchage collectif», a-t-il expliqué avec confusion mardi. «Il y a plein de choses qui ont fait que je suis devenu quelqu'un comme ça, et que je m'en suis pris sauvagement» aux victimes, ajoute-t-il. S'il avoue les meurtres, il nie les viols sur sa compagne et sa belle-sœur dont il est également accusé. Pris en charge dès sa naissance par l'aide sociale à l'enfance, il dit avoir subi des violences de la part de sa famille d'accueil. Diagnostiqué bipolaire, il reconnaît des problèmes d'alcool et assure avoir vécu «une descente aux enfers» depuis sa condamnation pour escroquerie à l'assurance après l'incendie en 2017 du bar qu'il possédait à Amiens. C'est dans cet établissement qu'il avait rencontré Jennifer, qui y travaillait comme serveuse. Lors des meurtres, il n'avait ni travail, ni ressources. Passer la publicité Publicité Selon les faits établis par l'enquête, son parcours meurtrier s'est étalé sur plusieurs jours, du 8 au 14 avril. Il reconnaît avoir tué sa compagne après une dispute, «où j'ai pété un câble». Le lendemain, il a préparé un petit déjeuner à son fils de 3 ans, avant de l'étouffer avec un oreiller. «Je l'adorais, c'était mon petit dieu», dit-il, au seul moment de l'interrogatoire où il semble ému. Mémoire sélective «Pourquoi l'avoir tué ?», lance le président. «C'était une fin de non-retour, je voulais aussi partir, mais ça ne s'est pas passé comme ça». Avant ce second meurtre, alcoolisé, il envoie un message à sa belle-sœur en lui disant de venir car il avait «une nouvelle extraordinaire» à lui annoncer. Il la séquestre deux jours avant de la tuer, mais assure que ses souvenirs sont «flous». Un avocat des parties civiles l'accuse d'avoir une mémoire sélective : «Vous vous souvenez d'avoir commandé de la vodka, des MacDo, acheté une cloueuse, vous envoyez des messages aux collègues d'Amelia et de Jennifer, et vous ne vous souvenez pas d'avoir fait des recherches sur internet “étouffement mécanique” ou d'avoir séquestré Amélia que vous avez forcée à se dénuder dans votre cuisine?». Jérôme D. avait acheté une cloueuse électrique pour tenter de se suicider. N'y parvenant pas, il avait ensuite pris la route et provoqué volontairement un accident. Hospitalisé le 14 avril dans un état grave, il n'avait pu être placé en garde à vue que deux semaines plus tard. L'avocate de la défense, Me Zanovello, insiste sur la bipolarité de l'accusé qui a arrêté son traitement au moins six mois avant les faits. «Vous l'avez remplacé par quoi ce traitement?» demande l'avocate, «par l'alcool».المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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