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Une broche portée par la présidente du Venezuela incluant l’Essequibo, région que Caracas réclame au Guyana, au centre d'une polémique

سياسة
Le Figaro
2026/04/29 - 06:47 501 مشاهدة
Une broche portée par la présidente du Venezuela incluant l’Essequibo, région que Caracas réclame au Guyana, au centre d'une polémique Par Le Figaro avec AFP Le 29 avril 2026 à 08h47 Sujets Venezuela Guyana Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La présidente par intérim du Venezuela, Delcy Rodriguez, au palais présidentiel de Miraflores à Caracas le 24 avril 2026. Federico PARRA / AFP Le président du Guyana, Irfaan Ali, s’est plaint mardi de la forme de la broche de Mme Rodriguez lors de deux visites officielles dans les Caraïbes, jugeant «profondément regrettable» cette «exhibition ostentatoire de symboles» affirmant la revendication territoriale du Venezuela. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une broche dorée portée par la présidente vénézuélienne par intérim Delcy Rodriguez et représentant la carte de son pays incluant l'Essequibo, une région que Caracas réclame au Guyana, a débouché sur une polémique diplomatique. Le président du Guyana, Irfaan Ali, s'est plaint mardi de la forme de la broche de Mme Rodriguez lors de deux visites officielles dans les Caraïbes, jugeant «profondément regrettable» cette «exhibition ostentatoire de symboles» affirmant la revendication territoriale du Venezuela. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Mme Rodriguez lui a répondu en fin de journée: «Ils sont là en train de faire tout un scandale parce que j'utilise toujours la carte du Venezuela avec son extrémité, la seule carte que j'aie connue de toute ma vie». Passer la publicité Publicité «Maintenant, ça les dérange même de voir comment on s'habille. Et j'ai dit au ministre des Affaires étrangères: “eh bien, dis-leur qu'ils viennent aussi brûler les livres d'histoire, parce que les droits du Venezuela sur l'Essequibo sont historiques, ils sont irréfutables”. Il n'y a aucune possibilité que nous nous laissions entraîner à un dépouillement ou à légitimer un vol» de l'Essequibo, a-t-elle ajouté. Lors de ses deux visites officielles à l’étranger ce mois-ci, Delcy Rodriguez a arboré la broche L'Essequibo, territoire de 160.000 km2 riche en pétrole, est administré par le Guyana depuis plus d'un siècle mais se trouve au cœur d'un différend avec le Venezuela, les deux pays s'opposant sur le tracé de leur frontière commune. Les appels répétés du président déchu Nicolas Maduro en faveur d'une annexion de l'Essequibo ont fait craindre un conflit armé. Ancienne vice-présidente, Delcy Rodriguez, qui a succédé à Nicolas Maduro après sa capture par l'armée américaine le 3 janvier, était notamment responsable du dossier de l'Essequibo devant la Cour internationale de justice (CIJ). Lors de ses deux visites officielles à l'étranger ce mois-ci, Delcy Rodriguez a arboré la broche. «L'utilisation des réunions de la Caricom pour projeter ou promouvoir une revendication territoriale contre un État membre risque d'être interprétée comme un consentement ou une tolérance», a estimé le président guyanien dans une lettre envoyée à la Communauté des Caraïbes (Caricom). Le ministre des Affaires étrangères vénézuélien Yvan Gil a lui ironisé sur les réseaux sociaux: «Il est vraiment insolite que le président Irfaan Ali prétende désormais se poser en arbitre et en styliste, allant jusqu'à vouloir dicter la manière de s'habiller des autres chefs d'État». Le gouvernement Maduro avait relancé des revendications territoriales à partir de 2019 sur l’Essequibo La Caricom a publié un communiqué soulignant «que les plateformes et les engagements de la Communauté ne doivent pas être utilisés, directement ou indirectement, pour promouvoir ou donner l'impression de légitimer des revendications». «Le soutien de longue date et sans équivoque de la Communauté à la souveraineté et à l'intégrité territoriale du Guyana, ainsi qu'au règlement pacifique de la controverse par le biais de la CIJ, demeure ferme et inchangé», conclut-elle. Passer la publicité Publicité Le gouvernement Maduro avait relancé des revendications territoriales à partir de 2019 sur l'Essequibo. En 2023, il a organisé un référendum sur la création d'un nouvel État faisant partie du Venezuela, puis il a choisi en 2025 un gouverneur pour cette zone, sur laquelle Caracas n'exerce aucun pouvoir. Le président du Guyana a déclaré début février que le renversement de Maduro «n'élimine ni ne réduit» ce qu'il considère comme une menace de Caracas. Georgetown fait valoir que le tracé de sa frontière, datant de l'époque coloniale anglaise, a été entériné en 1899 par une Cour d'arbitrage à Paris et souhaite que la Cour internationale de justice (CIJ) ratifie celui-ci. Le Venezuela assure pour sa part qu'un accord signé en 1966 avec les Britanniques à Genève - avant l'indépendance du Guyana - jette les bases d'un règlement négocié hors de la CIJ et soutient que le fleuve Essequibo doit être la frontière naturelle, comme en 1777 à l'époque de la colonisation espagnole.
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