UBB : dans quel état les champions d’Europe vont-ils retrouver le Top 14 ?
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UBB : dans quel état les champions d’Europe vont-ils retrouver le Top 14 ? Par David Reyrat Le 29 mai 2026 à 15h25 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets UBB Matthieu Jalibert Louis Bielle-Biarrey Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les Bordelais n’ont pas le droit à l’erreur pour arracher leur qualification en phase finale du championnat. Mais la célébration du doublé en Champions Cup a laissé des traces avant d’aller défier Toulon. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Les trois jours qui ont suivi le deuxième sacre consécutif des joueurs de l’UBB, samedi à Bilbao, les vidéos ont fleuri sur les réseaux sociaux. Postés par les champions d’Europe, on pouvait constater que ce doublé était dignement fêté. De la parade dans les rues de Bordeaux aux agapes entre joueurs, l’alcool a coulé à flots. Et quelques séquences mémorables vont rester. Big Ben Tameifuna sillonnant à vélo, énorme enceinte dans la remorque à bébé, et toujours vêtu du maillot de la finale. Un fétichisme partagé par son coéquipier australien, Adam Coleman. Qui a exhibé un nouveau tatouage. Trois mots inscrits sur sa hanche droite : « Conquête Défense Ruck ! » Espérons que pour le deuxième-ligne qu’une fois redevenu sobre, il n’ait pas regretté son élan… À découvrir Calendrier et résultats Top 14 Classement Top 14 Au vu des storys, les agapes se sont enfin terminées mardi au célèbre établissement La Corniche, jouxtant la dune du Pyla. Respectant les consignes du manager bordelais. «Deux grosses journées de festivités, une troisième pour éteindre l’incendie», avait accordé Yannick Bru magnanime et désireux de laisser sa troupe «profiter de ces moments». Un ouf de soulagement car, dans les vestiaires du stade San Mamés, il avait craint le pire, comme il l’a avoué. «Je leur ai dit : "Ce soir, folie. Dimanche à Bordeaux, folie. Lundi, encore à Bordeaux, folie". Pour mardi, je voulais dire "retour au calme", mais tous les mecs ont crié : "Folie ! Mercredi, folie ! Jeudi, folie !" Ils m’ont pris à mon propre jeu et ont enchaîné sur les folies...» On en parle entre nous, ça ferait tache de ne pas se qualifier... Jefferson Poirot Passer la publicité Publicité Le hic, c’est que l’UBB est loin d’avoir assuré sa place en phases finales du Top 14. Actuellement 5e au classement général avec 68 points, en cas de défaite à Toulon dimanche (16h30), le double champion d’Europe se ferait doubler par le vainqueur de Clermont-Racing 92 et, sans doute, par le Stade Rochelais qui devrait prendre 5 points face à Montauban. pour se retrouver 7e dimanche soir, avec une qualification qui se jouera à quitte double lors de la dernière journée de la saison régulière contre Clermont à Chaban-Delmas… À lire aussi Rugby : invitée à l’Élysée par Emmanuel Macron après son titre européen, l’UBB a décliné Les champions d’Europe ont beau avoir profité, ils restent des compétiteurs. Avant de se laisser aller à trois jours de fête, ils ont (presque) tous levé la main en réponse à la question de confiance : «êtes-vous prêts à jouer le Top 14 à fond». «On en parle entre nous, ça ferait tache de ne pas se qualifier, a assuré le pilier Jefferson Poirot dès samedi. On n’a plus qu’un objectif en ligne de mire. À nous de le faire. Et on a l’équipe pour ça…» J’en appelle à la responsabilité de tous nos joueurs. Yannick Bru «On sait que ça va être difficile de montrer un beau visage dimanche, mais on doit le faire, avait harangué Yannick Bru, devant les médias, samedi soir à Bilbao. On ne va pas jeter notre saison à la poubelle. J’appelle à la responsabilité de tous nos joueurs.» Son président, Laurent Marti, se montrait, lui, plus fataliste. «On est mal embarqués en Top 14. Malheureusement, le pire peut nous arriver, c’est-à-dire une non-qualification. Ce serait terrible. Ne pariez pas votre maison, parce que ce sera dur. Il y a aussi des blessés et les joueurs qui sont très, très bien partis pour fêter le titre européen. Donc, je ne sais pas ce qui va nous arriver. On va voir mais je suis un peu pessimiste.» La journée de mercredi consacrée à éliminer les toxines Le patron du club girondin s’est donc employé à titiller l’orgueil de ses joueurs. «J’ai découvert une compétition fabuleuse avec la Champions Cup. Mais, pour marquer l’histoire du rugby, il faut gagner le Brennus. Sinon, il nous manquera quelque chose dans notre palmarès…» Passer la publicité Publicité Le retour au centre d’entraînement du Ceva Campus, à Bègles, mercredi, s’est fait en ordre dispersé. Une journée d’élimination des effluves et des toxines sur vélo électrique, en salle climatisée, ou sur le terrain. Avant de se retrouver pour de bon jeudi, dans la fournaise du stade Moga. Un entraînement studieux. Mais avec des joueurs ménagés (Uberti, Penaud, Palu) et d’autres restés au frais (Coleman, Jalibert, Vergnes-Taillefer, Bochaton). Pas de Lucu, ni de Jalibert pour une charnière inédite Si quelques héros de Bilbao vont enchaîner contre le RCT (Moefana, Rayasi, Gazzotti, Poirot…), d’autres vont certainement glisser sur le banc, comme Maxime Lucu, Louis Bielle-Biarrey ou encore Big Ben Tameifuna. Quant à Matthieu Jalibert et Damian Penaud, ils devraient être laissés au repos. Pour une équipe de l’UBB menée au coup d’envoi par une charnière inédite, le demi de mêlée de l’Italie Martin Page-Relo et le jeune ouvreur Hugo Reus. Rugby : en images, le retour triomphal à Bordeaux de l’UBB double championne d’Europe Accéder au diaporama (15)



