Tony Estanguet a commis « de bonne foi » une erreur de droit, tranche le PNF en classant sans suite l’enquête sur sa rémunération pour les JO de Paris
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Tony Estanguet, président du Comité d’organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, au Stade de France, à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis), le 14 mars 2026. FRANCK FIFE/AFP L’enquête sur la rémunération, entre autres, du président du comité d’organisation des Jeux olympiques de Paris-2024 (Cojop) Tony Estanguet a été classée sans suite, le Parquet national financier (PNF) mettant en avant, vendredi 3 avril, une « erreur de droit commise de bonne foi ». Le PNF précise que les « diverses instances administratives et juridiques » consultées n’avaient, « à aucun moment, signifié à M. Estanguet » la nécessité d’avoir recours aux règles de passation des marchés publics « lorsque » sa relation contractuelle « avec le comité d’organisation » avait évolué du salariat à la prestation de service/entrepreneuriat individuel. Une enquête préliminaire avait été ouverte le 1er février 2024 par le PNF, pour présomption de « prise illégale d’intérêts », « favoritisme », « détournement de fonds publics relativement aux modalités, au statut – initialement de salarié, puis d’entrepreneur individuel – et au niveau de rémunération » de M. Estanguet quand il était patron des JO-2024 en France. Enquête préliminaire ouverte en février 2024 Cette enquête faisait suite à « des informations révélées notamment par Le Canard enchaîné, corroborées par deux rapports de l’Agence française anticorruption réalisées à l’occasion de sa mission de contrôle » du comité d’organisation, relate le PNF. Les investigations avaient été confiées à la brigade de répression de la délinquance économique. Outre « les actes d’investigation classiques » – analyse de pièces remises par le Cojop et auditions de témoins –, M. Estanguet a aussi été entendu dans les locaux du PNF « en qualité de suspect libre le 29 février ». Les « éléments de défense » qu’il a mis en avant à cette occasion ont été corroborés « par l’exploitation des investigations réalisées », conclut le patron du PNF, Pascal Prache, dan...


