Ruptures de médicaments en Algérie : fabricants et importateurs accusés
L’Algérie fait face à des tensions et des ruptures de certains médicaments. En réaction, le ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouassim Kouidri, a accusé les importateurs et les fabricants d’être à l’origine des tensions.
« Il m’a été donné de constater que certains produits pharmaceutiques, signalés par des membres du dispositif de veille et de surveillance comme étant en situation de tension ou de rupture au niveau des officines pharmaceutiques », a écrit le ministre dans une note adressée jeudi 2 avril aux établissements pharmaceutiques.
Après ce constat, le ministre a désigné les coupables. Après une enquête de son ministère, il a conclu que les produits qui connaissent des tensions « demeurent disponibles au sein des stocks détenus par des établissements pharmaceutiques d’importation, de fabrication ou de distribution en gros ».
Tensions sur les médicaments : Ouassim Kouidri menace les fabricants et les importateurs
M. Kouidri a aussitôt ordonné aux établissements pharmaceutiques impliqués dans la chaîne d’approvisionnement du médicament de procéder à la mise sur le marché des « stocks disponibles, conformément aux dispositions réglementaires en vigueur, afin de satisfaire les commandes des officines pharmaceutiques sur l’ensemble du territoire national, dans un délai compris entre 48 heures et cinq jours au maximum. »
Le ministre de l’Industrie a ajouté que des « missions d’inspection seront diligentées par les services habilités du ministère afin de s’assurer de la stricte application des dispositions de la présente instruction ».
« Tout manquement constaté est susceptible d’entraîner l’application des sanctions prévues par la réglementation en vigueur, pouvant aller jusqu’au retrait de l’agrément. De même, toute pratique illégale de spéculation, de rétention de stocks ou de ventes concomitantes fera l’objet de sanctions conformément aux dispositions réglementaires applicables », a-t-il menacé.
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