La France refuse (pour le moment) d’autoriser le système de conduite autonome supervisée de Tesla
•La France refuse (pour le moment) d’autoriser le système de conduite autonome supervisée de Tesla Par Thibaut Déléaz Le 23 juillet 2026 à 12h08 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets...
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La France refuse (pour le moment) d’autoriser le système de conduite autonome supervisée de Tesla Par Thibaut Déléaz Le 23 juillet 2026 à 12h08 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Tesla Conduite automatique Conduite autonome Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Écouter l’article 3 min 5 s Écoute en cours Nouvelle fonctionnalité ! Nouveau ! Écoutez vos articles avec des voix plus naturelles et un lecteur audio amélioré Déjà autorisé dans une poignée de pays, le système FSD permet de conduire sans les mains, mais impose de rester attentif pour reprendre le contrôle du véhicule en cas de besoin. Bart Biesemans / REUTERS Le ministre des Transports Philippe Tabarot a fermé la porte, pour le moment, à une homologation du système FSD du constructeur américain, pourtant déjà autorisé en Belgique et aux Pays-Bas. Les autorités disent avoir identifié au moins deux problèmes majeurs. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La conduite autonome, ce n’est pas encore pour tout de suite en France. Le ministre des Transports Philippe Tabarot a en effet annoncé que l’État refusait pour le moment d’autoriser le mode FSD («Full Self-Driving», soit «Conduite entièrement automatique» en français) sur les véhicules Tesla, dans une vidéo publiée en réponse à une question posée sur la plateforme Agora, mercredi 22 juillet. Si le ministre reconnaît que «ce système apporte un certain nombre de progrès technologiques», il estime que «les contreparties en termes de sécurité ne sont pas encore suffisantes pour une autorisation en l’état». À découvrir Barre de son Marshall Heston : notre test ! Abonnez-vous au Figaro Style sur Instagram : l’art de vivre selon Le Figaro PODCAST - Écoutez le dernier épisode de notre série Questions Tech Le système FSD sur Tesla permet une conduite automatique mais supervisée : le véhicule peut conduire seul, tourner le volant et adapter sa vitesse, mais le conducteur reste responsable bien qu’il n’ait pas les mains sur le volant ni les pieds sur les pédales. Cette option est autorisée dans une douzaine de pays seulement, dont quelques-uns en Europe comme la Belgique, les Pays-Bas et le Danemark. Elle est facturée, en Belgique, 99 euros par mois. Passer la publicité Publicité Le système peut dépasser la vitesse autorisée Tesla estime pourtant que cette technologie est sept fois plus sûre que lorsqu’un humain conduit. Mais les autorités françaises ont identifié au moins deux problèmes majeurs qui compromettent selon elles la sécurité routière. Le principal étant que «le système permet d’effectuer des dépassements de vitesse» maximale autorisée, affirme Philippe Tabarot. Le ministre explique que le véhicule, «s’il constate que les voitures autour de lui roulent plus vite», peut décider d’ajuster sa vitesse pour suivre le rythme, même si cela le met en infraction, en roulant par exemple à 70km/h au lieu de 50km/h. «Et tout ça sans demande explicite du conducteur», ajoute Philippe Tabarot, qui affirme qu’un véhicule Tesla en conduite automatique peut aller «jusqu’à 50% au-dessus de la limite de vitesse autorisée». Sur son site belge, où le système FSD est autorisé, Tesla explique effectivement que trois options sont disponibles pour gérer la vitesse et que l’une d’elles, baptisée «vitesse maximale contextuelle», «permet au système de s’ajuster dynamiquement en fonction des indices visuels de la scène de conduite». À lire aussi Une étude préconise l’expérimentation de la conduite accompagnée dès l’âge de 14 ans Les conducteurs pas assez attentifs ? Autre problème soulevé par Philippe Tabarot : le mode FSD ne permettrait pas «de garantir un niveau d’attention optimal du conducteur en ville et pendant les manœuvres les plus complexes, comme les changements de voies, les passages d’intersection ou de ronds-points». Un problème du point de vue des autorités françaises, le ministre rappelant que «même lorsque l’aide à la conduite est activée, le conducteur reste pénalement responsable en cas d’accident». Pour autant, la porte n’est pas totalement fermée, assure le ministre des Transports. Les autorités françaises, ajoute-t-il, poursuivent leurs «échanges techniques avec les Pays-Bas et les autres États européens et Tesla pour affiner [leur] analyse». Il estime «normal» de «prendre le temps de bien évaluer» ces nouvelles technologies pour protéger les usagers de la route, mais assure que «la France soutient ces technologies». «Leur déploiement doit se faire dans un cadre de confiance, insiste Philippe Tabarot, qui permet d’évaluer les systèmes et de déterminer les ajustements du FSD nécessaires pour garantir un haut niveau de sécurité.»المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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