Espagne : Pedro Sánchez dément toute «corruption généralisée» autour de son gouvernement et de son parti
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Espagne : Pedro Sánchez dément toute «corruption généralisée» autour de son gouvernement et de son parti Par Le Figaro avec AFP Le 24 juin 2026 à 11h35 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Espagne Pedro Sanchez Corruption Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le premier ministre espagnol Pedro Sanchez s’adresse au Parlement pour répondre aux accusations de corruption visant son parti socialiste, à Madrid, en Espagne, le 24 juin 2026. Violeta Santos Moura / REUTERS «Certains acteurs politiques et médiatiques essaient de tout mélanger, pour créer un sentiment de corruption généralisée qui, je vous le dis, n’existe pas», a déclaré le premier ministre espagnol Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le premier ministre espagnol Pedro Sánchez a démenti ce mercredi toute «corruption généralisée» autour de son gouvernement de gauche et du parti socialiste (PSOE), deux jours après la condamnation de son ex-ministre des Transports et au moment où s'accumulent les affaires judiciaires dans son entourage. «Certains acteurs politiques et médiatiques essaient de tout mélanger, pour tout mettre sur le même plan et ainsi embrouiller les gens (et) créer un sentiment de corruption généralisée qui, je vous le dis, n'existe pas», a-t-il déclaré dans un discours solennel devant les députés. «Je n'ai jamais été au courant, ni toléré aucune de ces pratiques», a assuré le leader socialiste de 54 ans, défendant l'action de son gouvernement contre la corruption depuis son arrivée au pouvoir en 2018. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Cette année-là, il était arrivé au pouvoir après une motion de censure qui avait fait tomber le gouvernement de droite d'alors, du conservateur Mariano Rajoy, empêtré dans des affaires de corruption. «Nous sommes très sereins», a encore assuré Pedro Sánchez dans son discours interrompu à plusieurs reprises par des railleries de l'opposition de droite et d'extrême, reconnaissant toutefois que l'exécutif et le PSOE, qu'il dirige depuis 2017, n'étaient «pas parfaits», «pas infaillibles». Passer la publicité Publicité Les enquêtes s’accumulent depuis quelques semaines Les enquêtes judiciaires touchant l’entourage du premier ministre espagnol se sont accumulées ces dernières semaines. Dernier événement en date, la condamnation lundi à 24 ans de prison de son ancien ministre des Transports et bras droit en politique, José Luis Ábalos, pour corruption. Samedi, c'était la femme du chef du gouvernement, Begoña Gómez, qui s'était vue désormais interdire de quitter l'Espagne dans le cadre d'une enquête la visant pour trafic d'influence, le juge Juan Cuarlos Peinado en charge des investigations disant craindre sa fuite à l'étranger avant son procès. Ces «mesures conservatoires (...) dépassent toutes les limites du raisonnable», a tonné Pedro Sánchez mercredi dans l'hémicycle. En parallèle de ces deux dossiers embarrassants pour l'actuel Premier ministre espagnol, son frère attend son jugement dans une affaire pour trafic d'influence et son mentor en politique, José Luis Rodríguez Zapatero, ancien chef de gouvernement (2004-2011), est inculpé pour trafic d'influence dans une affaire concernant le sauvetage par l'État d'une petite compagnie aérienne durant la pandémie de Covid-19. Le prêt de 53 millions d'euros d'argent public accordé à la compagnie Plus Ultra «l'a été conformément à la loi», a assuré mercredi Pedro Sánchez, le qualifiant de «légitime». L'opposition réclame la démission du chef du gouvernement, d'autant que des révélations ont éclaté fin mai concernant une officine présumée chargée au sein du PSOE d'interférer dans toutes ces affaires. Le dirigeant socialiste a répété n'avoir «jamais» eu connaissance d'une telle cellule. Pedro Sánchez avait déjà demandé «pardon» aux Espagnols pour ces scandales L’avenir de la législature, censée prendre fin en 2027, s’est assombri depuis fin mai et des révélations concernant une officine présumée chargée au sein du PSOE d’interférer dans toutes ces affaires. Déterminé «à continuer» à la tête du gouvernement encore un an, le dirigeant socialiste a répété n’avoir «jamais» eu connaissance d’une telle cellule, dans ce dossier explosif. Par le passé, il avait demandé «pardon» aux Espagnols pour ces scandales, jurant notamment que le PSOE n’avait jamais reçu de financement illégal - une affirmation qu’il a réitérée mercredi. S’exprimant dans la foulée de Pedro Sánchez face aux députés, le patron du parti d’opposition de droite (Parti populaire) Alberto Núñez Feijóo a une nouvelle fois appelé à «la dissolution» du parlement et à la convocation d’élections anticipées, ce que le Premier ministre de gauche refuse inlassablement. «Nous ne supportons plus tous ces scandales», a-t-il lancé, avant d’asséner: «La corruption, c’est vous !» «Vous n’éprouvez même pas un minimum de honte?», a de son côté interrogé Santiago Abascal, le patron du parti d’extrême droite Vox: «Convoquez des élections dès maintenant», a-t-il lancé.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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