Carburants : le gouvernement prêt à encadrer les marges des stations-service, mais pas à geler les prix à la pompe
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Une station-service du Plessis-Belleville (Oise), le 8 avril 2026. AGNÈS DHERBEYS/MYOP POUR « LE MONDE » Contrairement à l’Italie, qui a choisi en mars d’appliquer une ristourne de 25 centimes par litre de carburant, ou à l’Espagne, qui a réduit de moitié, en avril, le taux de TVA pour les produits pétroliers, le gouvernement français refuse toujours d’envisager de telles mesures pour les semaines à venir – après avoir pourtant appliqué par le passé, en 2022, une remise allant jusqu’à 30 centimes. Dans un projet de décret, transmis lundi 13 avril aux associations de consommateurs et consulté par Le Monde, les services du premier ministre, Sébastien Lecornu, envisagent plutôt de lisser l’évolution du prix des carburants et d’encadrer les marges des stations-service, et ce jusqu’au 31 août. Lire aussi | La carte des prix des carburants dans toutes les stations-service de France Lire plus tard Pas de quoi, de prime abord, satisfaire les associations de consommateurs ou certaines formations politiques, notamment La France insoumise et le Parti communiste, qui demandaient un blocage pur et simple des prix à la pompe. Empêcher les « effets d’aubaine » Tel qu’il est rédigé, le projet de décret est d’abord ambigu, puisqu’il évoque lui-même, dans son article premier, un « plafonnement ». En réalité, il ne s’agit pourtant pas d’un plafonnement des prix à la pompe, toujours très élevés puisqu’ils se sont établis au cours de la semaine écoulée à 2,31 euros en moyenne le litre de gazole et 1,99 euro le litre d’essence SP95-E10, selon les données publiques. Il vous reste 71.53% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




