Violences après la victoire du PSG : Darmanin corrige Bardella et annonce que 65 personnes ont été présentées à la justice
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Violences après la victoire du PSG : Darmanin corrige Bardella et annonce que 65 personnes ont été présentées à la justice Par Maxime Dubernet de Boscq Le 3 juin 2026 à 20h13 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Gérald Darmanin Jordan Bardella football psg violence Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le ministre de la Justice, Gérald Darmanin. Sébastien SORIANO / Le Figaro Le président du RN avait demandé de la «transparence» sur le sort des «casseurs-pilleurs» ayant participé aux débordements samedi soir. Le garde des Sceaux lui a répondu chiffres à l’appui et demandé de laisser la justice «travailler sereinement». Passer la publicité Passer la publicité Publicité Passe d’armes sur les réseaux sociaux entre le ministre de la Justice, Gérald Darmanin, et le président du Rassemblement national, Jordan Bardella. Plusieurs jours après les violences qui ont émaillé les célébrations du sacre du Paris Saint-Germain en Ligue des champions, le ministre de la Justice Gérald Darmanin a dressé mercredi un premier bilan judiciaire des suites données aux interpellations. «Le travail de l’autorité judiciaire est en cours. À cette heure, à l’issue des enquêtes des services de police et de gendarmerie, 65 individus ont pu être déférés par la Justice», a indiqué le garde des Sceaux sur le réseau social X. Parmi eux, six personnes ont été placées en détention provisoire, trois ont été condamnées à des peines de prison ferme, tandis que deux autres ont été renvoyées en comparution immédiate avec mandat de dépôt. Douze prévenus ont par ailleurs écopé de peines de prison avec sursis. Gérald Darmanin précise également que «49 personnes majeures et 34 mineurs restent à juger», certains dossiers concernant, selon lui, «des faits graves» ayant conduit à la saisine de juges d’instruction. Passer la publicité Publicité Mais le garde des Sceaux en a également profité pour tacler les «propos» de Jordan Bardella, qui ne «sont pas exacts» sur les importants débordements dans plusieurs secteurs de la capitale et ailleurs en France samedi soir. «Nous avons vu à l’évidence des scènes de guerre civile», avait estimé l’eurodéputé, qui affirmait également «qu’AUCUN des casseurs-pilleurs ayant contribué aux scènes de chaos samedi soir n’ira effectivement en prison». «Les ministres de l’Intérieur et de la Justice doivent la transparence aux Français», avait-il ajouté. En réponse à cette attaque, l’ancien ministre de l’Intérieur, après avoir terminé son énumération, en a profité pour demander à l’eurodéputé nationaliste de «laissez» travailler la justice «sereinement». «Réveillez-vous» Lundi, le numéro un du RN, habitué à jongler avec les thèmes de l’insécurité et de l’immigration, n’avait pas hésité à pointer ces «jeunes qui sont issus de l’immigration (et) qui ne ratent jamais une occasion pour exprimer leur rejet des institutions» et «ces jeunes qui se comportent comme des prédateurs». Persuadé que «cette question sera au cœur de la présidentielle», le dauphin de Marine Le Pen pour la compétition élyséenne - prêt à sortir du banc dès que la cour d’appel de Paris aura rendu son verdict le 7 juillet - avait pris le public à témoin: «Réveillez-vous, parce que dans quelque temps, ils casseront la porte des immeubles et ils rentreront dans vos appartements». Dans la nuit de samedi à dimanche, des tirs de mortiers d’artifice, des affrontements avec les forces de l’ordre et de nombreuses dégradations avaient terni les festivités. Au total, plus de 890 personnes avaient été interpellées et 178 policiers et gendarmes blessés, selon le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez. D’après les chiffres communiqués par le parquet de Paris, 27 personnes ont déjà été jugées en comparution immédiate dans la capitale. Six ont été relaxées, tandis que les autres ont été condamnées à des peines allant du travail d’intérêt général à quatorze mois d’emprisonnement ferme. Vingt-six autres personnes ont fait l’objet d’une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, avec des peines pouvant atteindre dix mois de prison ferme aménagés sous bracelet électronique. Les autorités ont notamment dénoncé le recours croissant aux mortiers d’artifice utilisés comme armes contre les forces de l’ordre lors des affrontements survenus en marge des célébrations.


