🕐 --:--
-- --
عاجل
⚡ عاجل: كريستيانو رونالدو يُتوّج كأفضل لاعب كرة قدم في العالم ⚡ أخبار عاجلة تتابعونها لحظة بلحظة على خبر ⚡ تابعوا آخر المستجدات والأحداث من حول العالم
⌘K
AI مباشر
408793 مقال 248 مصدر نشط 79 قناة مباشرة 3010 خبر اليوم
آخر تحديث: منذ 0 ثانية

Violences à l’école : Quels sont les départements où il y a le plus de signalements ?

العالم
20 Minutes
2026/05/12 - 04:02 503 مشاهدة
.alst0{fill-rule:evenodd;clip-rule:evenodd}.ducls-1{fill:#fa6ee5}Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de pageMenuMenuRechercher du contenu sur le site www.20minutes.frOk20 Minutes : Actualités et infos en directREPLAYDIRECT TVActualitéActualitéSociétéMondeEconomieFaits diversSantéPolitiqueJusticeFake OffConflit israélo-palestinienGuerre en IranGuerre en Ukraine03:38 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 12/05/2026 à 06h02 • Mis à jour le 12/05/2026 à 06h02 Alors que des scandales de violences à l’école éclatent depuis deux ans dans différents territoires de France, la confiance d’un certain nombre de parents s’érode. Mais ce qu’on a tendance à oublier, c’est que l’Education nationale est la première à les signaler. Ces alertes - près de 80.000 l’an dernier - ont connu une hausse de 100 % en dix ans, d’après des données que 20 Minutes s’est procurées, qui apportent également un éclairage sur le type de violences et le lieu où elles sont commises. On apprend ainsi que près de 15 % d’entre elles ont été perpétrées au sein même de l’institution (école, collège ou lycée), censée protéger les enfants, et que c’est dans le Pas-de-Calais qu’on alerte le plus. D’abord, quelques explications. Les chiffres que 20 Minutes s’est procurés - non sans mal, tant l’Education nationale est opaque (voir notre encadré en bas de l’article) - portent sur le nombre d’informations préoccupantes et de signalements au procureur effectués par les établissements scolaires - essentiellement publics* - pour l’année 2022-2023 et 2023-2024. Les informations préoccupantes, abrégées IP, sont les alertes envoyées aux services sociaux, c’est-à-dire aux départements eux-mêmes. Le mot « signalement », dans le vocabulaire judiciaire, est réservé aux alertes envoyées au parquet, et concerne les faits les plus graves, comme les violences sexuelles. Ces chiffres n’avaient pas été révélés depuis 2016, année de la dernière enquête santé-social du ministère, qui dévoilait les IP et signalements pour les années scolaires 2013-2014 et 2015-2016. Or, en comparant les dernières données publiques à ce sujet, on s’aperçoit que les IP et signalements ont explosé, passant de près de 31.600 IP et 8.500 signalements en 2013-2014 à plus de 50.500 IP (+ 60 %) et 30.300 signalements (+ 256 %) en 2023-2024. Soit, au global, une multiplication par deux de ces alertes en dix ans, de près de 40.000 à près de 80.000. L’augmentation est particulièrement forte sur la période récente, puisque entre 2022-2023 et 2023-2024, le nombre d’IP a augmenté de 32 % et le nombre de signalements de 49 %. Mais qu’est-ce qui est au juste signalé ? Tout ce qui inquiète, qu’il s’agisse de négligences éducatives, de violences commises par des élèves ou sur des élèves. Des faits qui peuvent s’être produits dans la famille ou en dehors, au sein même de l’école ou sur le chemin, si tant est qu’un enfant - écolier, collégien ou lycéen - a parlé. Pour l’Education nationale, cette augmentation a des origines « multifactorielles ». Cela tiendrait, explique le ministère, « notamment à l’évolution de la société et des institutions dans une démarche de libération de la parole, accompagnée d’une amélioration des dispositifs de détection et de prise en compte, ainsi que d’une prise de conscience plus globale des citoyens et des médias ». Les données fournies par l’Education nationale indiquent que les premiers motifs des signalements à la justice sont tout d’abord les violences physiques, qui forment environ un tiers des alertes, suivies par les violences sexuelles pour un autre tiers (26,9 % en 2023-2024, 31 % l’année précédente), et enfin les « conditions d’éducation » - une catégorie qui regroupe les signaux relatifs aux carences éducatives des parents, comme le manque de nourriture ou encore de soins. Ce sont d’ailleurs les « conditions d’éducation » qui arrivent en tête des informations préoccupantes, qui formaient un tiers des IP en 2023-2024, et jusqu’à 41 % l’année précédente. C’est ensuite le « comportement de l’enfant » qui est à l’origine de près d’un quart des IP, et en troisième les violences physiques (environ 20 % des IP). Sont aussi signalées aux services sociaux, mais dans des proportions moindres, les « négligences lourdes » (11 %), les « violences psychologiques » (10 %), les violences conjugales (3 %) et les violences sexuelles (4 %), qui théoriquement devraient être signalées au procureur, mais peuvent être envoyées aux services du département lorsque les professionnelles et professionnels hésitent sur le caractère grave de ce qu’ils ont vu… ou qu’ils le minimisent. Où signale-t-on le plus de violences ? Alors que tout le pays a eu les yeux braqués ces dernières semaines sur le périscolaire dans la capitale, les données récoltées par 20 Minutes permettent d’affirmer que ce n’est pas le département - Paris est aussi un département, depuis 2019 - où le plus de violences ou de négligences concernant les enfants sont notifiées (voir notre deuxième article). Y compris pour les violences commises au sein même de l’institution. En valeur absolue, c’est en Seine-et-Marne, en Essonne, et en Seine-Maritime que l’on envoie le plus d’IP. Et c’est dans le Pas-de-Calais, les Yvelines et le Nord qu’il y a le plus de signalements au procureur. Mais ces départements sont aussi des territoires très peuplés, c’est pourquoi 20 Minutes a effectué un calcul de ratio, en prenant pour base le nombre d’habitants et d’habitantes dans chaque département concerné. Quand on rapporte le nombre d’IP et signalements cumulés à la population du département, le podium est plus étonnant : on trouve toujours le Pas-de-Calais en tête, mais viennent ensuite l’Eure, la Manche, et en quatrième… la Creuse ! Il serait hâtif d’en conclure que les élèves de ces départements subissent plus de violence. Le nombre d’alertes peut au contraire être le fruit d’une culture du signalement, et donc d’une vigilance auprès des enfants. Par ailleurs, les données peuvent aussi être incomplètes : quatre départements n’ont fourni aucune donnée en 2023-2024. Pour avoir une idée des violences commises en institution, il faut regarder vers trois autres cases, que cochent les assistants sociaux et autres professionnels de l’Education nationale quand ils envoient ces données : « intrafamilial », « extrafamilal » ou… « institutionnel ». Le premier constat est que l’immense majorité de ces alertes concernent l’intrafamilial, soit les violences ou négligences commises par la famille. Mais une part tout de même non négligeable de ces violences a lieu au sein même des établissements, puisque la catégorie « institutionnel » forme 14,5 % des IP et 13,6 % des signalements, soit plus de 11.500 faits pour la seule année 2023-2024. Une proportion plutôt plus élevée qu’il y a dix ans, où le ministère notait déjà sobrement : « Ce champ reste à explorer en termes de prévention. » Contacté, le ministère a indiqué être « pleinement mobilisé à tous les échelons pour lutter contre les violences qui peuvent être identifiées au sein des établissements », tout en listant les mesures prises ces dernières années : formation des personnels, dispositif Phare, questionnaire annuel aux élèves, plan « brisons le silence », éducation à la vie affective et à la sexualité… Si le chiffre de ces milliers de violences peut sembler élevé, il est en réalité très loin de la réalité. On sait notamment que chaque année, près de 160.000 enfants sont victimes de violences sexuelles, alors que les vigies de l’Education nationale en signalent à peine 13.000, que la moitié des écoliers sont « souvent » victimes d’atteintes psychiques, physiques ou sexuelles, soit des millions d’élèves. Certaines de ces atteintes ne nécessitent pas forcément une action des services sociaux ou du procureur, et peuvent faire l’objet d’un simple rappel du consentement ou des règles de vie commune. Mais combien d’élèves auraient mérité une prise en charge à un niveau supérieur, et n’ont pas pu en bénéficier ? Face à ces chiffres, la secrétaire générale du SE-UNSA, Élisabeth Allain-Moreno, regrette cet « écart entre le nombre de signalements et les faits réels » et pointe le manque de formation des équipes tout comme le manque de personnel spécialisé, qu’il s’agisse des médecins et infirmiers scolaires ou des équipes de vie scolaire. Les différents documents consultés par 20 Minutes font également ressortir de très grandes disparités dans les protocoles de signalements, certains territoires déclarant quasiment tout aux services sociaux, comme à Paris. D’autres prenant appui quasi uniquement sur la justice, comme en Corrèze ou dans la Drôme. Ce qui fait dire à la secrétaire générale du Snes-FSU, Sophie Vénétitay, qu’il « manque des pratiques harmonisées au niveau national qui témoigneraient d’une forme de volontarisme pour traiter ces violences faites aux enfants ». Même son de cloche du côté du SE-Unsa : « Cela s’appelle "Education nationale", la logique devrait être que toutes les équipes aient la même culture de ce qu’on a à faire. » « Ces documents démontrent qu’il n’y a pas de processus national de signalement. Pourtant la loi est la même pour tout le monde », commente de son côté Sos Périscolaire. Un chantier dont semble avoir conscience l’Education nationale, qui reconnaît que les pratiques « peuvent varier » car elles dépendent « des conventions qui sont signées » localement entre les départements et les directions de services départementaux de l’Éducation nationale (Dsden). Le ministre Edouard Geffray, a quant à lui promis un « cadre commun d’identification, de repérage et de signalement » et vient de sortir un « protocole d’action », « pour que les personnels puissent faire les signalements de manière homogène et standardisée ». *« Ces chiffres portent en grande majorité sur le public, mais les pratiques ne sont pas uniformisées dans tous les départements. Certains, probablement très à la marge, reportent également les chiffres du privé », nous a fait savoir l’Education nationale. Comment « 20 Minutes » a obtenu ces chiffresLes premières tentatives pour obtenir ces chiffres datent de la fin 2024. Nous avons relancé près d’une dizaine de fois le ministère, sans succès. Ce n’est qu’en saisissant la Commission d’accès aux documents administratifs (cada), qui a rendu un avis favorable, que nous avons pu les obtenir. Un signe de plus que l’institution cultive le secret, comme l’avait démontré Mediapart dans une enquête en janvier 2025. Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPM
مشاركة:

مقالات ذات صلة

AI
يا هلا! اسألني أي شي 🎤