VIDÉO. « Si tu perds pas, on peut faire quelque chose de grave » : les paris sportifs le fléau qui gangrène le tennis
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VidéosVIDÉO. « Si tu perds pas, on peut faire quelque chose de grave » : les paris sportifs le fléau qui gangrène le tennisPar Aymeric Dantreuille Le 24 mai 2026 à 18h00RéagirEnregistrerPartagerMenaces de mort, cyberharcèlement, tentatives de corruption, réseaux criminels… Loin des projecteurs de Roland-Garros, des centaines de joueurs et de joueuses de tennis professionnels font face à un fléau qui gangrène leur sport : les dérives des paris sportifs.Le 4 mars dernier, le joueur belge Michael Geerts reçoit un message anonyme sur son téléphone personnel. L’expéditeur lui ordonne de perdre son match du lendemain. Pour appuyer la menace, une photo de pistolet et l’adresse de ses parents. Son cas n’a rien d’isolé. Ces derniers mois, plusieurs joueurs et joueuses ont rapporté des intimidations similaires à travers le monde.À l’arrière-plan, des réseaux criminels internationaux qui truquent les compétitions pour empocher des gains sur les paris. En 2018, le démantèlement d’un seul réseau belgo-arménien a révélé l’implication de 181 joueurs dans 375 matchs truqués.À lire aussi« Peu importe ce qu’il m’arrive » : Gaël Monfils refuse de se mettre la pression pour son dernier Roland-GarrosLe tennis concentre 20 % des paris sportifs mondiaux, derrière le football, qui en génère 60 %. La nature individuelle de ce sport facilite la corruption et la précarité du circuit fait le reste : hors du top 250, la plupart des professionnels perdent de l’argent chaque saison.À ces dérives s’ajoute un cyberharcèlement devenu quotidien. Insultes racistes, menaces sexuelles, souhaits de mort visant les proches : après chaque match, les joueurs et joueuses reçoivent des dizaines de messages haineux émanant de parieurs frustrés.Les instances du tennis, dépendantes économiquement des sponsors du secteur, peinent à répondre. « On a fait rentrer le loup dans la bergerie, on est morts », résume un joueur.Retrouvez notre enquête dans notre vidéo en tête d’articleVidéos À Cannes, nous avons vi...





