Une salariée de RTE menacée de licenciement pour le port d’un foulard, la CGT dénonce une «stigmatisation des minorités»
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Une salariée de RTE menacée de licenciement pour le port d’un foulard, la CGT dénonce une «stigmatisation des minorités» Par Le Figaro avec AFP Le 6 juin 2026 à 09h33 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets CGT RTE Licenciement Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Cette salariée, employée dans un service «d’études en ingénierie», est «convoquée en entretien disciplinaire pour sa tenue vestimentaire, après avoir déjà écopé d’un blâme», selon le syndicat. ADOBE STOCK Le syndicat appelle à un rassemblement devant le siège du gestionnaire du réseau électrique. L’entreprise invoque de son côté son obligation de neutralité religieuse, inscrite depuis janvier dans son règlement intérieur. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Une salariée du gestionnaire des lignes à haute tension RTE est «menacée de licenciement (...) pour le port d'un foulard» sur son lieu de travail, a affirmé vendredi la CGT Énergie, appelant à manifester devant le siège de l'entreprise contre ce qu'elle qualifie de «discrimination». Cette salariée, employée dans un service «d'études en ingénierie», est «convoquée en entretien disciplinaire pour sa tenue vestimentaire, après avoir déjà écopé d'un blâme», selon le syndicat, pour qui «rien ne justifie cette discrimination en raison d'une appartenance réelle ou supposée à une religion». Passer la publicité Publicité Une «obligation de neutralité» Une «posture idéologique» de la direction pour la CGT, qui évoque une «stigmatisation des minorités» dans le cadre d'une politique de ressources humaines «autoritaire». Interrogée par l'AFP, la direction de RTE n'a pas souhaité commenter ce cas en particulier mais a réfuté toute «position idéologique» en la matière, invoquant un «cadre juridique résultant notamment de la loi du 24 août 2021 “confortant le respect des principes de la République”». «RTE est une entreprise publique, chargée d'une mission de service public. À ce titre, nous appliquons une obligation de neutralité politique, philosophique et religieuse», a indiqué la direction, qui assure que cette «obligation de neutralité a été formalisée dans le règlement intérieur» du groupe au 1er janvier 2026, après information, consultation des représentants du personnel «et validation par l'administration du travail». Cette règle «ne cible aucune conviction en particulier et s'applique à l'ensemble des salariés», conclut le groupe, pour qui «l'objectif est de garantir à tous, un cadre strictement neutre, et de préserver l'égalité de traitement». La CGT a appelé à un rassemblement devant le siège de RTE, mercredi à 14h00.


