Une commune de Maine-et-Loire a instauré un couvre-feu pour les mineurs, «aucun recours n’a été enregistré» Par Laurène Trillard, Le Figaro Nantes Publié le 07/08/2026 à 18h48 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Couvre-feu Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Écouter l’article 3 min 7 s Écoute en cours Nouvelle fonctionnalité ! Nouveau ! Écoutez vos articles avec des voix plus naturelles et un lecteur audio amélioré Image d’illustration. Tyler - stock.adobe.com Après la multiplication de dégradations, les moins de 18 ans n’ont plus le droit de circuler seuls la nuit à Longuenée-en-Anjou. Pris le 1er août, l’arrêté est toujours en vigueur, contrairement à ceux de quatre maires de la Loire, suspendus par le tribunal administratif. Passer la publicité Passer la publicité Publicité C’est une expérimentation inédite dans ce bourg de Maine-et-Loire. À Longuenée-en-Anjou, les mineurs de moins de 18 ans n’ont plus le droit de circuler seuls la nuit. De 6h à 22h, ils doivent obligatoirement être accompagnés d’un majeur. Ce couvre-feu a été instauré le 1er août par le maire de la commune nouvelle située au nord d’Angers. Dans l’arrêté municipal, l’édile Daniel Raverdy évoque notamment « le risque pour des jeunes mineurs qui se trouvent livrés à eux-mêmes en pleine nuit, d’être associés ou incités à des actes de délinquance et à participer de ce fait aux atteintes à la tranquillité publique ». Dans les colonnes de Ouest-France, l’élu* justifie cette mesure au regard des actes délictueux commis par des adolescents. Cet été, un cap a été franchi. «Les toilettes publiques ont été bouchées avec du plâtre, les vitres d’une association ont été cassées et des pétards ont explosé en pleine nuit devant des portes de personnes seules », raconte au quotidien régional Daniel Raverdy, ajoutant que deux jeunes seraient aussi à l’origine d’un incendie volontaire. « Dans notre commune, ce sont plusieurs poteaux d’un cheminement piétonnier qui viennent d’être arrachés », abonde Florence Lucas, maire déléguée de La Meignanne, rattachée à Longuenée-en-Anjou. À l’heure actuelle, le préjudice de ces dégâts est chiffré à 10.000 euros. Passer la publicité Publicité Depuis la mise en place du couvre-feu, aucun nouveau fait n’a été constaté. « On sait bien qu’aujourd’hui, c’est peut-être une dizaine de mineurs qui font ces actes, mais qu’on punit la totalité », souligne auprès de France 3 Pays de la Loire le maire Daniel Raverdy, désireux de protéger la tranquillité des 6500 habitants. Dans la Loire, la justice saisie par le préfet Dans la Loire, le tribunal administratif de Lyon a suspendu mardi l’exécution d’arrêtés municipaux instaurant un couvre-feu pour les moins de 16 ans non accompagnés et une interdiction des rassemblements de plus de deux personnes sur la voie publique, dans quatre communes du département. Cette décision a déclenché la colère des maires, se sentant « abandonnés par l’État », alors que la justice a été saisie par le préfet de la Loire. Dans ses attendus, la juge des référés évoque notamment « l’absence de circonstances particulières locales » et celle du « caractère adapté et proportionné de ces mesures au regard de l’objectif affiché de protection de la sécurité et de la tranquillité publique ». Dans le Maine-et-Loire, l’arrêté n’a pas été contesté juridiquement. La municipalité de Longuenée-en-Anjou n’a, pour l’instant, pas reçu de notification de la préfecture. « Après recherches, nous vous informons qu’aucun recours, en particulier un recours en référé urgent (référé suspension ou référé liberté) n’a, à ce jour, été enregistré », indique de son côté le tribunal administratif de Nantes, contacté par Le Figaro. L’arrêté angevin court jusqu’au 30 septembre. En cas de non-respect de la règle, qui inclut des exceptions liées à un déplacement justifié, le mineur pourra être reconduit par les gendarmes, et écoper d’une amende. « Les parents des enfants concernés pourront faire objet de poursuites pénales », stipule encore la mesure. *Sollicité via son cabinet, le maire n’était pas joignable ce vendredi.
المصدر: Le Figaro
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