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«Un camouflet» pour le gouvernement : la classe politique réagit à la censure de l’interdiction des réseaux sociaux aux moins de 15 ans Par Alice Klodzinski Publié le 14/08/2026 à 17h56, mis à jour le 14/08/2026 à 18h14 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Conseil Constitutionnel réseaux sociaux Loi Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Écouter l’article 3 min 31 s Écoute en cours Nouvelle fonctionnalité ! Nouveau ! Écoutez vos articles avec des voix plus naturelles et un lecteur audio amélioré Après la censure du Conseil Constitutionnel de la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, La France Insoumise, à l’initiative de cette saisine, se réjouit tandis que le gouvernement accuse le coup. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Coup dur pour l’exécutif, victoire pour les élus de gauche. Ce vendredi, la classe politique a réagi à la décision du Conseil constitutionnel de censurer le premier article de la proposition de loi «visant à protéger les mineurs des risques auxquels les expose l’utilisation des réseaux sociaux», qui interdisait les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Le Conseil a ainsi décidé que cette mesure portait une «atteinte disproportionnée à la liberté d’expression». Une analyse saluée, sans surprise, par les élus socialistes comme les insoumis, derrière les saisines déposées fin juillet. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard «Les juges nous ont suivis. L’obstination présidentielle a été mauvaise conseillère», s’est réjoui le socialiste Arthur Delaporte, un des députés signataire de ce recours. Plusieurs élus insoumis ont aussi savouré leur victoire. «Une fois de plus, LFI avait raison : cette loi est attentatoire aux libertés fondamentales. Pour rappel, LFI est le SEUL groupe de l’Assemblée à avoir voté contre», a tancé Antoine Léaument, sur X. Gabrielle Cathala, députée LFI du Val-d’Oise, voit quant à elle cette décision comme un «camouflet total pour Emmanuel Macron, Gabriel Attal et Sébastien Lecornu». Même son de cloche pour Louis Boyard, qui juge ce jour comme un «moment de vérité» : «Si la volonté d’agir pour la santé mentale des jeunes était sincère, alors le ministre de l’Éducation nationale et les parlementaires ne verront aucun problème à travailler à un véritable plan national pour la santé mentale des jeunes», brocarde-t-il. Passer la publicité Publicité De l’autre côté de l’échiquier politique, plusieurs voix ont aussi salué la décision des Sages. «Quelle humiliation pour Emmanuel Macron et presque toute la classe politique qui avait laissé passer cette loi, dont le RN», a critiqué l’ancienne candidate à la mairie de Paris, Sarah Knafo. La sénatrice Nathalie Goulet a quant à elle dénoncé un texte «inefficace et liberticide». Nicolas Dupont Aignan célèbre également une victoire et se dit inquiet quant à «l’ingérence macroniste dans l’élection présidentielle qui restreint la libre expression et la libre information des Français». À lire aussi Après la censure de l’interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, quel avenir pour la fin des portables au lycée ? La «détermination» intacte du chef de l’État Les promoteurs de ce texte ne s’avouent pourtant pas vaincus. Un communiqué de l’Élysée assure que «la détermination» du chef de l’État à faire aboutir cette réforme «d’ici le printemps 2027 demeure totale». Le premier ministre, Sébastien Lecornu, devra travailler «dans les meilleurs délais» à une rédaction «tenant compte de la décision du Conseil constitutionnel ainsi que du cadre européen», a expliqué l’Élysée. De son côté, le bloc présidentiel encaisse le coup sans perdre espoir. «On a neuf sages, comme on les appelle, qui ont en moyenne plus de 70 ans et qui ont pris une décision, je pense, sans vraiment connaître les ressorts de ces réseaux sociaux. Il n’y a pas d’atteinte à la liberté d’expression lorsque nous sommes sur des plateformes prédatrices, qui, pour des raisons de profit [...] vise à utiliser les vulnérabilités des enfants pour gagner davantage d’argent et pour capter davantage leur attention», a déploré la députée (EPR) Laure Miller, derrière la proposition de loi. L’ex-premier ministre Gabriel Attal affirme quant à lui que le travail va se poursuivre pour protéger la jeunesse contre «ce qui s’annonce comme l’épidémie du siècle : l’addiction des plus jeunes aux réseaux sociaux». Même ton vindicatif chez Sarah El Hairy. La haute-commissaire à l’Enfance encourage sur X à poursuivre le combat et explique que cette décision «oblige en revanche à être encore plus exigeants sur les moyens. Protéger les enfants n’est pas une posture, c’est une responsabilité.» La ministre déléguée à l’Intelligence Artificielle et du Numérique, Anne Le Hénanff, affirme enfin que le gouvernement ne renoncera pas «afin de faire aboutir cette réforme majeure pour notre pays.»
المصدر: Le Figaro
| Source: Le Figaro
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نُشر هذا المقال في الأصل بواسطة Le Figaro.
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