Un anesthésiste normand, déjà radié de l’Ordre des médecins, condamné à cinq ans de prison pour viols et agression sexuelle sur des patientes
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Un anesthésiste normand, déjà radié de l’Ordre des médecins, a été condamné, vendredi 22 mai, par la cour criminelle de l’Eure à cinq ans d’emprisonnement, dont quatre avec sursis, pour viols et agression sexuelle sur trois patientes en juin 2020. Dans un procès à huis clos, l’ex-praticien de 63 ans, était jugé depuis mercredi pour avoir commis par violence, menace, contrainte ou surprise des actes de pénétration sexuelle sur deux de ses patientes et d’attouchement sur une troisième, commis par une personne abusant de l’autorité de ses fonctions Il a été reconnu coupable de tous les chefs d’accusation. Le tribunal a également prononcé une interdiction définitive d’exercer une profession médicale à l’égard du condamné, qui pourra effectuer la partie ferme de la peine de prison à domicile, avec un bracelet électronique. Il devra aussi obligatoirement suivre des soins. Le parquet avait requis huit ans de prison ferme. Interrogé par l’Agence France-Presse (AFP), l’avocat des parties civiles s’est déclaré « un petit peu déçu » par la décision. « Il y a trois victimes qui ont véritablement émis tous leurs traumatismes et la douleur que cela avait pu leur causer ». « La peine de prison ferme aurait pu être plus élevée », a-t-il aussi affirmé. « Atteinte à l’intégrité physique et à la dignité » Durant l’enquête, les plaignantes ont toutes déclaré avoir été agressées le 18 juin 2020 à l’hôpital privé Pasteur à Evreux (Eure), où le médecin exerçait en libéral. Ces trois femmes ont dénoncé des faits de pénétration digitale ou de palpation de l’anus ou du vagin, au prétexte d’une recherche d’hémorroïde ou un taux de protéines trop élevé. Ces pratiques n’étaient pas pertinentes pour une consultation d’anesthésie selon différents médecins interrogés durant l’enquête. Les déclarations concordantes des plaignantes, leur état de choc, et un syndrome post-traumatique « massif » sur au moins l’une d’entre elles ont permis au juge d’instruction de considérer leurs accusations comme cré...




