Top 14 : vainqueur de Montpellier dans la douleur, le Stade Toulousain s’offre un quatrième titre d’affilée
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Top 14 : vainqueur de Montpellier dans la douleur, le Stade Toulousain s’offre un quatrième titre d’affilée Par David Reyrat, au Stade de France Le 27 juin 2026 à 23h27 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le Stade Toulousain d’Antoine Dupont signe un historique quadruplé. FEP / Icon Sport Au prix d’une défense de fer et d’un réalisme accablant pour l’adversaire, Dupont et ses coéquipiers ont remporté la finale pour la 4e année d’affilée. Vaillant et dominateur, Montpellier aurait mérité un meilleur sort. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le Stade Toulousain. Encore et toujours. Dupont et ses partenaires sacrés pour la quatrième année de suite, pour rejoindre dans la légende une autre génération dorée en rouge et noir, imbattable, elle, de 1994 à 1997. Les champions restent champions. Mais ce ne fut pas aussi facile que beaucoup le croyaient. Une victoire 28 à 20 face à des Montpelliérains qui ont chèrement vendu leur peau. Les vainqueurs de la Challenge Cup auraient même pu espérer un meilleur sort tant ils furent souvent à la manœuvre. Mais quand on a face à soi une équipe aussi sûre de ses forces et aussi expérimentée, cela ne suffit pas d’être pus fort. Il faut être meilleur. À découvrir Calendrier et résultats Top 14 Classement Top 14 Quand l’arbitre siffla la pause des hostilités, les Montpelliérains, incrédules, jetèrent un œil sur le tableau d’affichage. 25-6 pour Toulouse. Comment était-ce possible ? Les joueurs à la fleur de ciste avaient dominé les débats, avaient monopolisé le ballon trente minutes durant. Tout ça pour ça ? Deux pénalités de leur ouvreur argentin Domingo Miotti et puis c’est tout. Top 14 : revivez la finale Toulouse-Montpellier Passer la publicité Publicité La faute à un ensemble de paramètres. Une défense rouge et noir inflexible d’abord. Mais également arbitrage guère en leur faveur. Luc Ramos, au sifflet pour sa première finale, n’avait ainsi pas sanctionné un énorme stop du pilier Neti sur le talonneur australien du MHR, Jordan Uelese. Erdocio avait beau martyriser Merkler en mêlée fermé, l’homme en vert ne sifflait toujours pas. Plus quelques hors-jeu ou entrées sur les côtés des rucks non sanctionnés. Une prestation qui laissera un goût amer du côté du MHR… Réalisme outrancier Les Montpelliérains pouvaient l’avoir mauvaise. Mais le troisième paramètre était sans doute le plus fatal : le réalisme outrancier des futurs quadruples champions de France. 6e minute, Mauvaka et Dupont jouent rapidement un une-deux sur un lancer en touche. Le talonneur s’échappe, laisse sur place l’ailier Donovan Taofifenua d’une feinte de passe magistrale. Essai dès leur première occasion. Le match allait rester longtemps indécis, Romain Ntamack répondant à Domingo Miotti. 10-6 à la demi-heure de jeu. Le moment de l’accélération toulousaine. Lebel transperçait la défense, combinait avec Dupont mais Taofifenua sauvait d’extrême justesse devant Brennan. Ce n’était que partie remise. 33e minute. Antoine Dupont envoyait ses avants pilonner l’en-but héraultais. Meafou échouait à quelques centimètres. Pas Mauvaka, qui y allait de son doublé (17-6). À lire aussi Top 14 : le doublé de Mauvaka, l’essai de l’inévitable Dupont, Piccardo et Coly pour l’espoir... les essais de la finale Toulouse-Montpellier en vidéo Trois minutes plus tard, Blair Kinghorn impulsait la relance, relais de Teddy Thomas sur son aile, et Antoine Dupont, évidemment, surgissait à son intérieur pour inscrire le troisième essai des Toulousains (36e, 22-6). Une dernière pénalité de Romain Ntamack donnait même 19 points d’avance avant le passage aux vestiaires. Finale pliée pensait-on alors. Les orages interrompent la finale Mais dès la reprise, alors que la pluie s’était mise à tomber dru sur le Stade de France, le MHR repartait à l’assaut. Et marquait sans délai. L’Ecossais Ali Price jouait au pied pour lui-même, le feu follet Gabriel Ngandebe transperçait, Justo Piccardo concluait entre les perches. 25-13 à la 41e minute et petit frisson dans les rangs des supporters toulousains. D’autant plus que, dans la foulée, Auguste Cadot se jouait des rebonds pour s’échapper, le talonneur Jordan Uelese poursuivait au pied. À la lutte sur 15 mètres avec l’ailier Matthis Lebel (!), il ne lui manquait qu’une phalange pour aplatir. Luc Ramos sanctionnait cependant Lebel d’un carton jaune pour avoir délibérément poussé le ballon hors des limites du terrain (43e). Passer la publicité Publicité À 14 contre 15, c’était pourtant Toulouse qui creusait un peu plus l’écart sur un nouveau coup de pied de Romain Ntamack, quasi-parfait au relais de Thomas Ramos, l’habituel artificier relégué sur le banc. 23-13 donc avant, à la 59e minute, une interruption de la finale pour cause d’orages. Ça claquait fort au-dessus de Saint-Denis et les organisateurs voulaient éviter le coup de foudre. Une grosse dizaine de minutes à l’abri des vestiaires et les hostilités pouvaient reprendre. Pas une feinte de passe – décidément le hit de la soirée – de Léo Coly qui déposait Barassi puis l’arrière-garde toulousaine pour aplatir au pied des poteaux. 28-20 et 17 minutes à jouer. À lire aussi Top 14 : la finale brièvement interrompue à cause des orages 17 minutes tendues, crispantes pour les supporters des deux équipes. Une attaque-défense parfaitement maîtrisée par les Toulousains. Nouchi avait beau sonner la charge, rien ne passait. Le Stade Toulousain, au bout de l’effort, avait gagné le droit de soulever une quatrième année d’affilée le légendaire bouclier de Brennus. Et une petite statistique se répandait dans les tribunes du Stade de France. Toulouse a remporté, en Top 14, les 24 derniers matchs lors desquels Antoine Dupont était titulaire au poste de demi de mêlée... Injouable.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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