Top 14 : «Le club en a chié depuis pas mal de temps», la revanche de Montpellier qui retrouve les sommets
Top 14 : «Le club en a chié depuis pas mal de temps», la revanche de Montpellier qui retrouve les sommets Par Arnaud Coudry Le 21 juin 2026 à 06h30 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets MHR Montpellier Hérault Rugby Stade Français Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La joie des Héraultais après leur victoire sur les Parisiens du Stade Français. FEP / Icon Sport Le club héraultais, qui vise un deuxième titre après celui de 2022, est condamné à l’exploit samedi face à Toulouse. Mais il veut confirmer son retour au premier plan après de nombreuses galères. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Quatre ans après, Montpellier revient au Stade de France. Le Stade Français a subi la loi du MHR, samedi soir, à Marseille (25-15). Un MHR plus solide, plus dense, plus inspiré. «On a gagné le bras de fer. On savait à la mi-temps qu’il fallait continuer et qu’à un moment donné, une des deux équipes allait lâcher et c’est ce qui s’est passé», raconte l’entraîneur héraultais Joan Caudullo, l’homme derrière ce retour au premier plan. Lenni Nouchi, troisième-ligne de combat élu homme du match, poursuit : «On a gagné parce qu’on a réussi à rester chez eux et à leur mettre la pression pendant 80 minutes.» À découvrir Calendrier et résultats Top 14 Classement Top 14 Pourtant, les Héraultais ont cruellement manqué de réalisme, notamment lors du second acte où ils ont campé dans le camp parisien sans réussir à faire enfler le score. «Le bémol que j’ai, c’est qu’on domine, on ne marque pas et on ne se met pas à l’abri, acquiesce Caudullo. Parce qu’on a la possession et l’occupation en deuxième mi-temps et on n’arrive pas à marquer. On a trois occasions où l’on est proche de leur ligne et on n’arrive pas à marquer cet essai qui aurait pu nous libérer plus tôt.» Comme depuis six mois, on arrive à garder une sérénité qui est assez impressionnante entre nous Lenni Nouchi Passer la publicité Publicité Un constat logiquement partagé par Lenni Nouchi. «On a manqué de précision en zone de marque, là où d’habitude, c’est plutôt notre point fort, reconnaît le flanker de 22 ans, impressionnant de maturité. On est trois fois dans leurs cinq mètres et on repart avec zéro point ou une pénalité contre nous.» Un manque d’efficacité qui aurait pu coûter bien plus cher si l’essai de Joe Marchant, totalement contre le cours du jeu, avait été valable et relancé totalement le match à dix minutes du terme. Grosse frayeur. «Mais, comme depuis six mois, on arrive à garder une sérénité qui est assez impressionnante entre nous», souligne le troisième-ligne international du MHR (6 sélections). Et son entraîneur de regretter : «On n’a pas mis l’estocade qui aurait pu nous mettre à l’abri...» À lire aussi Top 14 : «On sait qu’on va devoir sortir le match de notre vie», l’énorme défi qui attend Verhaeghe et le MHR en finale contre Toulouse Mais le club héraultais a pu s’appuyer sur une mêlée en acier blindé, qui a mis au supplice celle du Stade Français, pourtant réputée comme la meilleure du Top 14. Sûrement la clé de son succès. Les deux premières lignes de Montpellier ont réalisé un travail de sape colossal, récoltant cinq pénalités dans cet exercice en deuxième mi-temps. «Une pénalité récupérée, mine de rien, c’est un moment qui compte. Mentalement, cela permet de prendre le dessus. Quand on a des premières lignes comme celles qu’on a actuellement, ça aide énormément», salue le deuxième-ligne Florian Verhaeghe. «La mêlée est hyper importante et je pense qu’on l’a en partie gagnée grâce à ça, parce que quand on n’a pas été bien, on a réussi à récupérer des pénalités, ce qui nous a permis de revenir dans leur camp», salue Joan Caudullo. Le technicien concède toutefois que «sans (le pilier géorgien) Melikidze, ce n’était peut-être pas la même mêlée, en tout cas dans leur organisation. On a su en profiter.» À lire aussi Montpellier-Stade Français : Nouchi vieux briscard, la botte magique de Miotti, Paris explose en mêlée… Coups de cœur et coups de griffe Pour retrouver la lumière. Montpellier va se frotter à Toulouse, comme en 2011, à l’époque où Fabien Galthié était aux manettes. Pour tenter de décrocher un deuxième titre après celui de 2022. La dernière couronne à avoir échappé aux Rouge et Noir. Un défi colossal tant la démonstration de la bande à Antoine Dupont, vendredi, face au Racing 92 a marqué les esprits. Joan Caudullo sait pertinemment ce qui l’attend : «Quand ils ne sont pas à 100%, on est capables de gagner contre ces équipes-là. Quand ils sont à 100%, on l’a vu, c’est compliqué. On sait que si nous, on n’est pas à 100%, ça peut être très compliqué. Donc, on va faire en sorte cette semaine de se préparer pour être à 100 %.» Une petite semaine avant de repartir à la mine. Et Lenni Nouchi de mettre en garde : «La semaine prochaine, ça ne suffira pas. Si quand on rentre dans les 22 mètres, on n’arrive pas à marquer des points, contre une équipe comme le Stade Toulousain en face, ça ne suffira pas.» Et Caudullo de poursuivre : «Je n’ai pas honte de le dire, c’est une des meilleures équipes du monde. Il faut être très clair. Les grands joueurs, ils sont là dans les grands moments et ils ont des grands joueurs.» On a été quand même pas mal décriés, à tort ou à raison, mais en tout cas, je suis fier depuis deux ans d’arriver à améliorer cette image-là Joan Caudullo Passer la publicité Publicité Arrivé au chevet du MHR après le barrage de la peur contre Grenoble qui aurait pu envoyer le club héraultais en deuxième division en juin 2024, Joan Caudullo, alors inconnu du grand public, s’est évertué à redorer l’image du club, plombé par les affaires extra-sportives. L’affaire Altrad-Laporte mais aussi les différentes démêlés judiciaires de plusieurs joueurs (Haouas, Chalureau, Houkpatin). «On est fiers de la communication qu’a le club de Montpellier aujourd’hui. Et ça, c’est pour moi important au-delà des résultats, souligne l’entraîneur du MHR. On a été quand même pas mal décriés, à tort ou à raison, mais en tout cas, je suis fier depuis deux ans d’arriver à améliorer cette image-là.» Montpellier vient d’enchaîner une 23e victoire lors de ses 26 derniers matchs et a déjà remporté la troisième Challenge Cup de son histoire. «On verra ce qui se passe en finale, mais en tout cas, cette saison, avoir fait deux finales, c’est, pour ma part et pour le club de Montpellier qui n’a que 40 ans, quelque chose d’exceptionnel», avance Joan Caudullo. Une ambition partagée par Lenni Nouchi : «Bien sûr que c’est une fierté de pouvoir remporter cette demi-finale. C’est bien pour le club qui en a chié depuis pas mal de temps. C’est bien de retrouver le Stade de France pour la première fois depuis 2022. Maintenant, tous les joueurs sont conscients que c’est une étape dans le parcours qu’on a voulu se créer depuis le début de saison.» Un dernier match, le plus dur, pour basculer dans l’excellence.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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