Tizi-Ouzou : une usine menacée de fermeture à cause du foncier
Le casse-tête du foncier industriel risque de faire une autre victime. Une unité de production opérationnelle est menacée de fermeture faute de régularisation de l’assiette qui l’abrite.
L’affaire concerne une entreprise de fabrication d’emballages (bouteilles en plastique) sise à Draa El Mizan, dans la wilaya de Tizi-Ouzou. Elle lève le voile sur la question du foncier attribué à des investisseurs qui n’ont jamais concrétisé leurs projets et qui ont loué les assiettes dont ils ont bénéficié.
Nordine Hocini raconte à TSA qu’il a lancé son projet de fabrication de bouteilles en plastique en 2014 dans le cadre du dispositif CNAC (Caisse nationale d’assurance chômage).
Hocini Soufflage (le nom de son entreprise) a bien démarré, mais à cause des nuisances causées aux riverains, son fondateur a dû déménager à la zone d’activité de Draa El Mizan où il a loué une assiette foncière auprès d’un investisseur qui en avait bénéficié dans les années 1990.
Nordine Hocini dit avoir dépensé 4 milliards de centimes pour viabiliser l’endroit, réalisant, entre autres, un raccordement à une ligne électrique de moyenne tension.
Tizi-Ouzou : une usine risque de fermer pour une histoire de foncier
Et alors que l’entreprise est devenue florissante, employant une cinquantaine de personnes et ayant des clients dans tout le pays, un malentendu a surgi avec le “propriétaire” de l’assiette de terrain, à propos du montant de la location.
Le gérant dit avoir reçu une mise en demeure remise par un huissier de justice pour libérer les lieux sous huitaine. Il explique qu’il ne peut pas déménager dans l’immédiat, puisque rien que le déplacement de la ligne de haute tension nécessite au moins trois mois. L’homme a saisi la justice en référé pour annuler l’ordre d’évacuation. Il a aussi exposé sa situation au wali de Tizi-Ouzou qui l’a reçu en audience.
Le chef d’entreprise a également saisi le Premier ministre, sollicitant la régularisation de la situation de l’entreprise, afin, écrit-il dans sa lettre, de “sauver” son investissement et son usine, “menacée de fermeture”.
“Bien qu’opérant sur le terrain, nous ne sommes pas les bénéficiaires directs du foncier industriel. Nous ne sommes que de simples locataires”, signale-t-il.
Pourtant, informe encore le chef d’entreprise, une commission de wilaya dépêchée par le wali a recensé tous les investisseurs effectifs implanté à la zone d’activités et a évalué la nature de chaque activité industrielle exercée, le montant de chaque investissement, le nombre d’emplois créés ainsi que les contributions fiscales générées.
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