Tensions entre Olivier Faure et Boris Vallaud, l'arrière-pensée de Laurent Wauquiez sur Sarah Knafo
Ça y est, les élections municipales sont passées, elles étaient le dernier scrutin au suffrage universel direct avant le grand rendez-vous de la présidentielle. Autant dire que la vie politique entre dans une nouvelle phase, ô combien palpitante...
François Hollande ne croit pas au duel RN-LFI
François Hollande était ce mercredi soir l’invité d’honneur de la soirée de lancement du dernier numéro de la revue trimestrielle L’Hémicycle, dont la nouvelle rédactrice en chef est d’ailleurs une certaine Valérie Trierweiler. Devant une centaine de chefs d’entreprise et quelques journalistes, réunis dans un bar du VIIIe arrondissement de Paris, l’ancien président a livré cette prédiction, maquillée d’humour : "Le second tour RN-LFI , ça n’arrivera pas. C’est une histoire que l’on raconte pour faire peur aux petits enfants." La blague a fait sourire, au premier rang, François Durvye, proche conseiller de Marine Le Pen et bras droit du milliardaire conservateur Pierre-Édouard Stérin.
Olivier Faure - Boris Vallaud : le ton monte
Boris Vallaud a-t-il - enfin - pris la parole lors de la réunion du groupe socialiste qui a suivi le second tour des municipales ? "Oui, il a dit bonjour…", se moque Olivier Faure en petit comité. Les proches du premier secrétaire soulignent volontiers un point : "Vallaud n’a pas bougé une oreille de toute la campagne. Il y a vraiment une prime à la lâcheté."
Pourquoi Laurent Wauquiez cite Sarah Knafo
Au risque de hérisser jusqu’à ses camarades de LR, Laurent Wauquiez cite toujours Sarah Knafo lorsqu’il fixe les bornes de la primaire qu’il propose. "L’inclure est très important, explique en privé le président du groupe LR à l’Assemblée nationale. Personne ne peut ainsi dire que l’on procède ainsi avec ce mode de sélection au renouvellement de la Macronie."
… et comment il nargue Gabriel Attal
Aux municipales, on peut soutenir le même candidat sans obtenir les mêmes résultats, la preuve par Jean-Michel Aulas. L’ancien président de l’Olympique lyonnais, soutenu par LR et Renaissance, a échoué à reprendre la mairie à l’écologiste Grégory Doucet. Mais la droite, emmenée par Véronique Sarselli, récupère la puissante métropole, dotée d’un budget de 4 milliards d’euros. De quoi inciter Laurent Wauquiez à taquiner Gabriel Attal, qui fait chou blanc : "Tu aurais dû placer tes pions à la métropole !"
Quand Gabriel Attal gagne du temps
Gabriel Attal s’érige en chantre du rassemblement. L’ancien Premier ministre propose la création d’un "comité de liaison" réunissant Renaissance, Horizons et le MoDem en vue de la désignation d’un candidat commun d’ici début 2027. Un pilier du bloc central s’amuse de la manœuvre du patron des députés Renaissance : "Son comité est juste un truc pour gagner du temps et passer devant Philippe dans les sondages."
La primaire unitaire à la croisée des chemins
Les socialistes finiront-ils par enterrer la primaire unitaire, celle qu’Olivier Faure appelle de ses vœux contre son parti tout entier ? Dans le courant du premier secrétaire, des voix tentent de se faire entendre. "Elle n’a plus de sens. Il faut un pacte de gouvernance autour d’une incarnation qui vient de chez nous", assume Sébastien Vincini, le président de la Haute-Garonne, membre de la direction socialiste. Un autre, plus proche encore d’Olivier Faure, qui hier défendait ardemment le processus de sélection, chemine : "Primaire, courte paille, match de foot... Je m’en tape !"





