Suspectés de prosélytisme par certains, trop coûteux pour d’autres : l’hôpital de Tours supprime ses postes d’aumôniers
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En région,Indre-et-LoireSuspectés de prosélytisme par certains, trop coûteux pour d’autres : l’hôpital de Tours supprime ses postes d’aumôniersLe centre hospitalier a annoncé qu’il ne renouvellerait pas les contrats de ses quatre aumôniers catholiques salariés, qui accompagnent les patients et leurs familles depuis plusieurs décennies.Par François-Xavier Rivaud Le 24 mai 2026 à 10h55Le centre hospitalier régional universitaire de Tours entend se séparer des aumoniers catholiques qui sont les seuls représentants de culte à figurer parmi les 10 000 salariés de l'établissement. (illustration) ©PHOTOPQR/VOIX DU NORD/Thierry THORELRéagirEnregistrerPartagerLe centre hospitalier régional universitaire (CHRU) de Tours (Indre-et-Loire) remet en cause une organisation avec le diocèse remontant à plusieurs décennies. À compter du 1er juin 2026, l’établissement de santé ne financera plus les quatre postes d’aumôniers catholiques qui accompagnaient les patients et les familles demandeuses, quelles que soient leurs convictions religieuses.« Sur les quatre postes qui correspondent, en réalité à 2,5 équivalents temps plein (ETP), payés au smic, trois d’entre eux arrivaient à une période de renouvellement de contrat », expose Dominique Buzoni-Gatel. La responsable de la pastorale de la santé au diocèse de Tours ne cache pas son incompréhension face à cette décision unilatérale, prise « sans concertation » et notifiée dans un simple courriel datant du 15 avril 2026.Une entorse à la laïcité ?Et si la loi de 1905 autorise l’organisation d’aumôneries dans certains établissements publics, y compris les hôpitaux, afin d’offrir aux patients un accompagnement spirituel encadré, certains voyaient dans ce service de proximité une entorse à la laïcité.Bien que recrutés par le diocèse, ces aumôniers se défendent d’être animés par des intentions prosélytes alors qu’ils réalisent 8 000 visites en moyenne chaque année auprès des patients. « Nous sommes titulaires d’un diplôme universitaire de laïc...



