«Stop mafia» : des dizaines de milliers de manifestants à Madrid exigent le départ du premier ministre
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«Stop mafia» : des dizaines de milliers de manifestants à Madrid exigent le départ du premier ministre Par Le Figaro avec AFP Le 23 mai 2026 à 18h13 Sujets Espagne Pedro Sanchez Madrid Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Pedro Sánchez, arrivé au pouvoir en 2018 après avoir utilisé une motion de censure pour faire tomber le gouvernement du PP englué dans des affaires de corruption, a promis d’y rester malgré la multiplication des accusations de malversations visant son entourage. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Des dizaines de milliers de personnes ont défilé dans les rues de Madrid samedi pour exiger la démission du premier ministre socialiste Pedro Sánchez, accusé de corruption. Les manifestants (120.000 selon les organisateurs, 40.000 selon les autorités locales) brandissaient des drapeaux espagnols rouges et jaunes, massés derrière une grande banderole : «La corruption a un prix. Plus d'impunité. Démission et élections maintenant.» À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Organisée par «Sociedad Civil Española», fédérant plus de 150 associations civiques, elle était soutenue par le Parti populaire (PP) conservateur traditionnel et le parti d'extrême droite Vox, pour se terminer sur la Plaza Moncloa, près de la résidence officielle du premier ministre. Passer la publicité Publicité «L’Espagne est prise en otage par une mafia corrompue» À l'issue de la manifestation, un petit groupe de manifestants a tenté de se diriger vers la résidence, mais a été repoussé par les forces antiémeutes, selon des images diffusées à la télévision espagnole. Trois personnes ont été arrêtées et sept policiers ont été légèrement blessés, selon les autorités. «Il ne reste plus personne dans l'entourage de Pedro Sánchez qui n'ait été accusé de crimes très graves. L'Espagne est prise en otage par une mafia corrompue», a accusé le dirigeant de Vox, Santiago Abascal, aux journalistes avant le début de la manifestation. Multiplication d’accusations de malversations Pedro Sánchez, arrivé au pouvoir en 2018 après avoir utilisé une motion de censure pour faire tomber le gouvernement du PP englué dans des affaires de corruption, a promis d'y rester malgré la multiplication des accusations de malversations visant son entourage. Son frère David doit être jugé pour trafic d'influence, tandis que son épouse, Begoña Gómez, fait l'objet d'une enquête dans une autre affaire de corruption. Le Premier ministre a rejeté ces procédures visant sa famille comme étant motivées politiquement. L'ex-ministre des Transports José Luis Ábalos, qui fut son bras droit, attend le verdict dans son propre procès pour corruption, qui a pris fin en mai. Un tribunal a placé mardi l'ancien Premier ministre socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, allié de Sánchez, sous enquête formelle pour trafic d'influence et autres délits, ce qui accroît la pression sur le gouvernement.