Si le blocage d’Ormuz «perdure encore deux ou trois mois», la France entrera «dans une ère de pénurie énergétique», prévient le patron de TotalEnergies
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Si le blocage d’Ormuz «perdure encore deux ou trois mois», la France entrera «dans une ère de pénurie énergétique», prévient le patron de TotalEnergies Par Le Figaro avec AFP Le 24 avril 2026 à 23h42 Sujets Patrick Pouyanné Ormuz Total Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné. Danielle Villasana / REUTERS Le patron de TotalEnergies, Patrick Pouyanné, appelle à renforcer la «résilience» des chaînes d’approvisionnement énergétique face aux tensions dans le détroit d’Ormuz, en plaidant notamment pour de nouveaux investissements dans les infrastructures de transport, dont des oléoducs. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Le patron de TotalEnergies Patrick Pouyanné a appelé vendredi à la «résilience» face au blocage du détroit d'Ormuz, évoquant des investissements «probablement dans de nouveaux pipelines» afin de réduire la dépendance à ce passage maritime stratégique. Affirmant qu'il sera difficile de se passer du pétrole issu du Golfe, «très bon marché», Patrick Pouyanné a plaidé pour l'émergence d'alternatives au détroit d'Ormuz. «Ce qui est sûr - et nous n'avons pas été très bons dans ce domaine - c'est que si nous investissons au Moyen-Orient, nous devons investir dans la résilience du système», a-t-il affirmé lors d'une intervention à la World Policy Conference organisée par l'Institut français des relations internationales (Ifri) à Chantilly, près de Paris. «Le fait qu'aujourd'hui, il n'y ait pas assez de voies de sortie du détroit d'Ormuz est un problème majeur (...) Nous devons commencer à envisager la résilience comme un investissement, probablement dans de nouveaux pipelines afin de constituer un réseau de pipelines», a ajouté le patron de la compagnie pétrolière française. Passer la publicité Publicité «Un enjeu crucial» Depuis le début de la guerre au Moyen-Orient fin février, la navigation dans le détroit d'Ormuz - où transite habituellement un cinquième du pétrole et du gaz consommés dans le monde - est quasiment paralysée par l'Iran, un blocus auquel s'ajoute celui décidé par le président américain Donald Trump sur les ports iraniens. Seuls quelques navires, en majorité liés à l'Iran, ont emprunté ce couloir stratégique pour les exportations d'hydrocarbures du Golfe. «Nous avons désormais absorbé tout le surplus (des stocks, ndlr). Si la situation perdure encore deux ou trois mois, nous entrerons dans une ère de pénurie énergétique, comme celle que subissent déjà certains pays asiatiques», a ajouté Patrick Pouyanné.«La pénurie n'est pas encore présente dans le bassin atlantique (...) mais on ne peut pas se permettre de laisser 20% des réserves mondiales de pétrole et de gaz inaccessibles sans conséquences majeures», a-t-il dit. «Tout dépend donc de la durée. (...) La résolution du problème du détroit d'Ormuz est un enjeu crucial», a-t-il poursuivi, rappelant que son entreprise avait «perdu 15% de (sa) production au Moyen-Orient» avec cette guerre.





