Sénégal : un collectif demande un « moratoire » sur la loi sur l’homosexualité et dénonce un « climat de peur »
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InternationalSénégal : un collectif demande un « moratoire » sur la loi sur l’homosexualité et dénonce un « climat de peur »Pour les signataires, « ce climat de haine et de violence contre les homosexuels est en contradiction avec le panafricanisme de gauche », revendiqué par le président sénégalais lors de son élection.Par Le Parisien avec AFP Le 17 mai 2026 à 20h51Les relations entre personnes du même sexe sont considérées comme une déviance au Sénégal. Seyllou/AFPRéagirEnregistrerPartagerUn collectif d’une trentaine de personnalités d’origine africaine s’adresse dans Libération au président sénégalais pour lui demander « un moratoire » sur l’application de la nouvelle loi sur l’homosexualité, face au « climat de peur, de haine et de violence » qui « s’est installé dans le pays ».« Un jeune homme, perçu comme homosexuel - à tort ou à raison -, a été poignardé en pleine rue », tandis que d’autres « sont battus, emprisonnés, ou rejetés par leur famille et leur communauté », écrivent les signataires dans leur lettre ouverte au président Bassirou Diomaye Faye, publiée dimanche par le quotidien.« Dans le même temps, des personnes vivant avec le VIH, y compris hétérosexuelles, n’osent plus se rendre dans les centres de santé pour se faire dépister ou soigner », et les « associations qui accompagnaient les personnes les plus exposées ne peuvent plus le faire », indiquent-ils.« Courants fondamentalistes et violents »Pour les signataires, « ce climat de haine et de violence contre les homosexuels est en contradiction avec le panafricanisme de gauche », revendiqué par le président sénégalais lors de son élection. « Certains affirment que l’homosexualité serait étrangère à l’Afrique. Cette idée ne résiste pas à l’analyse. Tous les historiens et ethnologues africains le savent », écrivent-ils.Les signataires s’inquiètent également de la « montée de courants fondamentalistes et violents » qui « fragilisent les sociétés et menacent l’unité africaine en diffusant des idéologies...





