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Seconde Guerre mondiale : « Inéluctable »… Les bunkers du mur de l’Atlantique « victimes collatérales » de l'érosion

العالم
20 Minutes
2026/05/24 - 05:32 501 مشاهدة
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L’édifice de plusieurs tonnes de béton, a rejoint dans sa chute d’autres structures déjà tombées par le passé. « Ce blockhaus, on l’a vu émerger de la dune en 2014, raconte Bruno Castelle, directeur de recherche au CNRS, à l’Unité Epoc (Environnements et Paléoenvironnements Océaniques et Continentaux) de l’Université de Bordeaux. On savait qu’il finirait par tomber. Pour nous, ces bunkers sont devenus des marqueurs de l’érosion du littoral, ils nous permettent de repérer les secteurs de la côte les plus touchés. » « Le mur de l’Atlantique, qui est plutôt linéaire et côtier, disparaît de plus en plus, indique Alain Chazette, ancien géomètre, auteur, et spécialiste du sujet. En 1944, les bunkers étaient en haut de la dune, à 100 mètres en arrière de la plage. Aujourd’hui, beaucoup sont dans l’eau. Pas partout, évidemment, car l’érosion est différente en fonction des endroits. » Le bureau d’études du mur de l’Atlantique pour la Nouvelle-Aquitaine (Bemalpa) estime que « 20 % des bunkers sont tombés à la mer depuis la fin de la guerre ». « Les phénomènes d’érosion existent depuis la création du mur de l’Atlantique, explique David, l’un des responsables du Bemalpa. Dès 1944, des documents attestent de problèmes liés à l’érosion. Ce n’est donc pas une nouveauté. » « L’ensemble du système sableux des 300 km de côte de Nouvelle-Aquitaine, recule en moyenne d’un mètre par an, depuis 70 ans », confirme Bruno Castelle. « L’érosion est un phénomène géologique, insiste-t-il. Après la dernière période glaciaire, il y a 20.000 ans, le littoral de Nouvelle-Aquitaine a été nourri et construit, il y a 6 à 7.000 ans, par des sédiments provenant du plateau continental – Pyrénées, Massif Central. Aujourd’hui, ce stock se tarit progressivement, ce qui fait reculer le littoral. » La côte ne s’érode toutefois pas de manière homogène. « Le littoral des Landes est relativement stable, quand Lacanau, Hourtin, Carcans, reculent d’environ un mètre par an. Des zones adjacentes aux embouchures (Cap-Ferret, Soulac-sur-Mer, La palmyre...) reculent, en moyenne, de plusieurs mètres, voire de dix mètres par an », développe le scientifique. Les bunkers deviennent les victimes collatérales de ce phénomène. Et alors qu’ils étaient censés durer 1.000 ans, selon les promesses d’Adolf Hitler, « si au final ils durent 150 ans, ce sera déjà pas mal » estime Alain Chazette. « On a l’impression que ce sont des édifices invulnérables, mais pas du tout » confirme Thomas Graffard, docteur en histoire contemporaine, et auteur du Mur de l’Atlantique en Vendée. D’autant plus qu’il n’y a pas que l’érosion qui attaque les bunkers. « Il faut aussi considérer le vieillissement de ces édifices, qui ont quand même 80 ans, et qui sont généralement peu entretenus, souligne David, du Bemalpa. Ils sont de surcroît en béton armé, ce qui veut dire qu’ils contiennent du fer, qui n’est pas le meilleur métal à utiliser en front de mer. Bref, c’est un vieux mur qui se fissure et qui commence à tomber. » Erigé de la Norvège jusqu’à la frontière espagnole, et jusqu'en Méditerranée, pour contrer le débarquement allié - qui a finalement eu lieu en Normandie - le mur de l’Atlantique contenait 15.000 bunkers, selon le IIIe Reich. Mais aucun recensement exhaustif ne peut confirmer ce chiffre, assurent nos spécialistes. « A l’échelle de la Nouvelle-Aquitaine, le recensement que nous avons établi au Bemalpa permet d’avancer qu’il reste encore entre 1.700 et 2.000 structures », estime David, « la présence la plus marquée étant en Gironde, avec environ 800 structures ». Ces chiffres prennent en compte l’ensemble du mur, qui n’est pas que côtier. « Le littoral est la partie la plus connue, car elle est visible et touristique, mais le mur de l’Atlantique est une fortification constituée en trois lignes, dans la profondeur du champ de bataille », souligne David. Présenté comme « infranchissable » par l’Allemagne nazie, le mur « était en réalité une large passoire » considère David. « Ce sont plutôt des points de fortification qui s’enchaînent sur le littoral, avec des disparités très importantes, par exemple entre la pointe de Grave, très fortifiée, et des zones comme Hourtin et Lacanau, où on ne sait même pas si des structures en dur ont été construites. » La première ligne de fortification située dans l’espace dunaire, est constituée des blockhaus les plus gros et les plus lourds, avec des murs de deux mètres d’épaisseur. « La deuxième ligne se situe à une dizaine de kilomètres de la côte, venant s’appuyer sur la ligne des lacs (lac d’Hourtin, d’Arcachon, de Sanguinet…), détaille David. Elle devait permettre de consolider la défense, en cas de brèche dans la première ligne. La troisième ligne, elle, part du port de Bayonne, et en suivant l’Adour puis la Leyre, remonte jusqu’au bassin d’Arcachon et la Gironde, passant jusqu’à Bordeaux. Elle a été développée tardivement, à partir de 1944, venant ajouter une strate dans la profondeur. » S’il existe des dizaines de modèles de bunkers, tous différents selon leurs fonctions, « on peut définir deux grandes catégories » parmi les bunkers fortifiés, « les actifs et les passifs », précise Thomas Graffard. Les actifs, positionnés sur la côte et tournés vers l’océan, « sont des bunkers ouverts, type R667 – une casemate avec un canon antichar de 50 mm KwK. Les passifs sont plus en retrait, et abritent les troupes. Ils sont enterrés et étanches au gaz, grâce à un système de pression à l’intérieur de l’édifice. On y trouve un poêle pour se chauffer, des lits rabattables, et il y avait parfois l’eau courante et l’électricité ». Délaissés, voire rejetés, par la population au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, ces bâtiments « font l’objet, ces dernières années, d’un intérêt grandissant de la part de la jeune génération », estime David. Pourtant, « tous les bunkers situés sur la côte vont probablement disparaître, d’ici 50 à 60 ans » estime Alain Chazette. « C’est inéluctable ». Seuls ceux « à l’intérieur des terres, où ils sont un peu protégés » pourraient résister à l’usure du temps. D’où l’importance du travail de numérisation de ces ouvrages, réalisé notamment par le Bemalpa, qui permettra de garder une trace de ce patrimoine militaire. Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPM
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