Rugby : «On est soudé comme une vraie famille», l’énorme défi des Bleuets en quête d’une quatrième couronne mondiale
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Rugby : «On est soudé comme une vraie famille», l’énorme défi des Bleuets en quête d’une quatrième couronne mondiale Par Arnaud Coudry Le 18 juillet 2026 à 07h10 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Géorgie FFR Equipe de france de rugby Lire dans l’app Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Écouter l’article 5 min 11 s Écoute en cours Nouvelle fonctionnalité ! Nouveau ! Écoutez vos articles avec des voix plus naturelles et un lecteur audio amélioré L’ailier Melvyn Rates enclenche la relance qui va conduire à l’essai de la victoire face à la Nouvelle-Zélande en demi-finale. Giorgi Arjevanidze / World Rugby Présente en finale pour la cinquième fois lors des six dernières Coupes du monde, l’équipe de France des moins de 20 ans défie l’Afrique du Sud, tenante du titre, ce samedi (18h30), pour remporter le titre mondial. Un choc entre les deux favoris de cette édition 2026. Passer la publicité Passer la publicité Publicité L’excellence de la formation à la française. Au terme d’une folle demi-finale remportée face à la Nouvelle-Zélande (26-22), avec un essai au bout du temps réglementaire d’Adrien Drault après une relance tranchante de Melvyn Rates, l’équipe de France de rugby des moins de 20 ans s’est hissée en finale de la Coupe du monde U20, qui se déroule cette année en Géorgie. Un tour de force qui confirme l’excellente santé du rugby tricolore. Les Bleuets - qui défient les Baby Boks sud-africains (18h30 sur La Chaîne L’Équipe) - se sont en effet hissés sur la dernière marche du Mondial U20 pour la cinquième fois lors des six dernières éditions. Les raisons de cette constance au plus haut niveau, quelles que soient les générations ? «Je pense que c’est l’efficacité aujourd’hui du système français, à la fois le travail qui est fait dans les clubs, du projet fédéral qui est aujourd’hui maîtrisé, des moins de 15 ans jusqu’aux moins de 20 ans, détaille Cédric Laborde, le sélectionneur des U20 tricolores. C’est le partage qu’on a avec les clubs, c’est le suivi des joueurs tout au long de leur carrière dès qu’ils rentrent dans la filière fédérale.» On se ressemble quand même pas mal. On est efficaces sur les ballons portés, on est efficaces en mêlée. Forcément, il va y avoir un gros défi là-dessus. Les Sud-Africains vont vouloir nous prendre sur ces phases Cédric Laborde, sélectionneur des U20 Passer la publicité Publicité Et de souligner un point important : «Ce sont les règles des Jiff (joueurs issus des filières de formation, NDLR) qui ont fait que nos jeunes joueurs ont aussi du temps de jeu. C’est la préparation qui s’est améliorée à la fois dans les clubs et à la Fédération. C’est une multitude de choses qui fait qu’aujourd’hui, notre système fonctionne bien et que les joueurs sont dans un cadre qui les met en confiance, qui les pousse aussi à exceller sans trop de pression.» Avec la fin du Pôle France à Marcoussis décidée par Bernard Laporte en 2017, les jeunes joueurs ont été directement intégrés dans leur club, vivant au contact des pros et disputant, très jeunes, leurs premières minutes dans le championnat de France (Top 14 ou Pro D2). Après avoir remporté le dernier Tournoi des six nations et réalisé son premier Grand Chelem depuis 2014, l’équipe de France U20 a fait honneur à son statut de champion du Nord et va défier le champion du Sud, l’Afrique du Sud, qui a récemment remporté le Rugby Championship U20. Un clash de titans entre les deux favoris de la compétition. «On sait ce qui nous attend. Le combat est premier chez eux : gagner son duel, son face-à-face, c’est vraiment important pour eux, insiste Cédric Laborde. On a vu qu’on était capables de le faire une première fois en novembre (succès 20-12, le 8 novembre 2025 à Châteauroux, NDLR). Le fait d’avoir joué contre eux et d’avoir bien performé donne aussi un peu de confiance.» Adrien Drault, auteur de l’essai de la victoire contre les Baby Blacks en demi-finale. Giorgi Arjevanidze / World Rugby Il en faudra face à ces Baby Boks, tenants du titre, qui ont impressionné lors de cette édition 2026, notamment en atomisant l’Uruguay en poules (104-7) et en corrigeant l’Angleterre en demie (53-37). Toutefois, sur cette finale mondiale, «ce n’est pas le même ressenti» que lors du dernier Tournoi, avance Léo Michaux. «On est là depuis quatre semaines, on est vraiment ensemble. Et c’est une finale, et une finale, ça se joue et ça se gagne. C’est notre génération, donc on se dit qu’on doit écrire notre propre histoire», martèle le jeune deuxième ligne de Clermont. La France et l’Afrique, deux équipes qui - au final - ont de nombreux points communs, des points forts identiques. Ce que confirme le sélectionneur des Bleuets : «On a bien vu le profil des deux équipes. On se ressemble quand même pas mal. On est efficaces sur les ballons portés, on est efficaces en mêlée. Forcément, il va y avoir un gros défi là-dessus. Les Sud-Africains vont vouloir nous prendre sur ces phases. Il faudra déjà qu’on réponde sérieusement à leur défi.» Malgré leur âge, et je suis passé par là, je les trouve très matures dans l’approche des compétitions, très matures dans l’objectivité de leur performance et surtout de la performance collective Arnaud Héguy, entraîneur de la défense des Bleuets Pour viser un quatrième titre mondial après ceux de 2018, 2019 et 2023. «On a un super groupe et depuis le début, que ce soit aux Six Nations ou même lors de cette Coupe du monde, on est soudés, on est vraiment une famille», insiste Cédric Laborde. Un groupe qui s’est soudé un peu plus après l’affaire des propos racistes d’un joueur espagnol contre l’ouvreur Luka Keletaona. Le technicien tricolore ajoute : «Cela s’est revu contre les Néo-Zélandais où on marque à la toute fin du match, ça montre notre force de caractère. Contre les Anglais lors du dernier Tournoi, on avait aussi marqué en toute fin de match (succès 31-28, NDLR). On a vraiment cette force de caractère, ce groupe soudé, uni et qui ne veut rien lâcher, qui a un seul objectif : être champion du monde.» À lire aussi Rugby, France-Baby Blacks : le résumé de la folle victoire des Bleuets face aux Néo-Zélandais en demi-finale du Mondial U20 Passer la publicité Publicité De belles promesses d’avenir pour le rugby français. «La plus grosse preuve de cet état d’esprit, c’est qu’on a eu dix joueurs qui auraient pu faire cette finale et qui sont blessés. Les dix joueurs qui les remplacent sont super performants. Ça montre aujourd’hui qu’on a un projet qui tient la route», souligne le sélectionneur français. Et Arnaud Héguy, adjoint en charge de la défense des Bleuets, de confier : «Malgré leur âge, et je suis passé par là, je les trouve très matures dans l’approche des compétitions, très matures dans l’objectivité de leur performance et surtout de la performance collective.» Une expérience précieuse avant de tenter de grimper à l’étage supérieur, chez les «grands» du XV de France. Face à l’Australie dans le Championnat des nations, le troisième ligne du XV de France était composé d’Oscar Jegou, Lenni Nouchi et Marko Gazzotti. Soit celle qui avait été sacrée championne du monde avec les U20 en 2023, avec également Théo Attissogbe. Seulement trois ans pour briller à l’étage supérieur. Et Fabien Brau-Boirie et Kalvin Gourgues étaient encore internationaux U20 l’an dernier... Ascension express.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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