Roland-Garros : Kouame, Boisson, Fils... Ivan Ljubicic dresse le bilan «ni positif ni négatif» du tennis français
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Roland-Garros : Kouame, Boisson, Fils... Ivan Ljubicic dresse le bilan «ni positif ni négatif» du tennis français Par Thibaud Jouffrit, à Roland-Garros Le 2 juin 2026 à 13h52 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Roland-Garros Arthur Fils Loïs Boisson Moïse Kouame FFT Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Ivan Ljubicic. Johnny Fidelin / Icon Sport Comme chaque année après l’élimination du dernier représentant tricolore à Roland-Garros, le directeur du haut niveau à la Fédération française de tennis s’est présenté devant la presse, ce mardi. Passer la publicité Passer la publicité Publicité C’est (déjà) l’heure du bilan à Roland-Garros. Au lendemain de l’élimination en huitièmes de finale de Diane Parry, dernière représentante tricolore, le directeur du haut niveau à la Fédération française de tennis, Ivan Ljubicic, a répondu aux questions des médias ce mardi. À découvrir Roland Garros simples messieurs Roland Garros simples dames Le bilan du tennis français à Roland-Garros «Le constat et l’analyse sont plutôt simples parce qu’on avait trois têtes de série chez les hommes (Arthur Rinderknech, Ugo Humbert et Corentin Moutet) et pas de tête de série chez les femmes. Donc les résultats sont un peu la conséquence des niveaux d’aujourd’hui. Je pense que l’exploit de Diane Parry, surtout, est très positif. Et Moïse Kouame, bien évidemment. Tout le reste, ce n’est ni bien ni mal, ni positif ou négatif, c’est comme ça. Il faut l’accepter, avancer et espérer que cela change parce que je pense qu’un pays comme la France, je l’ai déjà dit, ne mérite pas ça. Mais c’est la réalité. Il faut travailler pour changer. Mais de ma position, honnêtement, je ne suis pas inquiet pour l’avenir du tennis français parce que je pense que la prochaine génération s’est fait un peu mieux connaître et on est plutôt bien placé pour rêver, pour espérer que les prochaines générations, dans les prochaines années, aient des résultats beaucoup plus positifs que ça. Je parle des garçons. Chez les filles, on a encore des chiffres un peu moins bons mais on continue à travailler.» Passer la publicité Publicité La promesse Moïse Kouame «Moïse continue de montrer des signes très importants. Pas que dans les résultats, je parle aussi de sa manière d’affronter les situations, de montrer qu’il est prêt à faire des choses très importantes. Je le connais très bien mais il continue de me surprendre parce qu’après son premier tour, il a même parlé de potentiellement gagner le tournoi. Des mots qui sont parfois, surtout ici en France, vus comme exagérés. Mais pourquoi pas ? Il faut accepter le challenge, il faut rêver. Et lui ne se pose pas de limites. Il peut être vu comme quelqu’un qui n’est pas humble mais c’est juste l’exigence et l’ambition sportive qui continuent de le pousser. Après, il ne faut pas se précipiter. Il a 17 ans. Nous sommes là pour continuer à l’accompagner, il n’y a pas de stress. Il a besoin de jouer beaucoup de matchs pour continuer à apprendre, pour continuer à vivre des expériences positives et négatives, parce qu’on a besoin des deux. Il va progresser, c’est sûr. Mais à quelle vitesse ? C’est lui qui va décider. On ne peut pas griller des étapes, la maturité prend du temps. Et derrière Moïse, on a Daniel Jade, Mathys Domenc… La génération 2009 est vraiment très intéressante.» Le regret Arthur Fils «Je n’ai pas trop d’informations. Je suis inquiet, oui, bien évidemment. Après Rome, il n’a pas joué ici. Je n’ai pas cherché trop d’informations, je voudrais le laisser un peu tranquille. On sait ce qu’a fait Arthur cette année, il est un super joueur qui fait partie des meilleurs du monde. C’est vraiment dommage qu’il n’ait pas pu essayer de jouer ce tournoi. Oui, il faut se poser des questions, bien sûr. J’espère que sa décision de ne pas jouer Roland-Garros, c’était seulement pour s’assurer d’être prêt pour le gazon. C’est juste dommage, difficile.» À lire aussi Roland-Garros : le tennis français à sa (triste) place La chute de Loïs Boisson «Oui, on l’a aidée. Je voudrais quand même éviter de parler des détails, mais on l’a aidée. Moi, je ne peux que souhaiter qu’elle joue au tennis. Parce que même dans la défaite, j’ai vu ses qualités de frappe, de déplacements, ses qualités physiques hors norme. J’espère qu’elle va trouver le rythme de tennis parce qu’aujourd’hui, elle a surtout besoin de matchs, de trouver des sensations sur le terrain. Je ne suis absolument pas inquiet de son niveau de jeu, elle joue très bien. Elle aura des semaines où elle va gagner comme elle l’a fait ici l’année dernière. Je pense qu’elle va revenir très rapidement sur le top 100.» Le parcours de Diane Parry «Je suis très content parce qu’elle le mérite pour son investissement. Ce n’est pas évident mais ça commence à payer à Roland-Garros, c’est super. Elle a un staff et une structure de très haut niveau aujourd’hui, donc je suis content qu’elle ait pu vivre ce moment-là. Quatrième tour ici, j’espère que c’est le début de quelque chose qu’elle mérite avec son talent et le niveau qu’elle arrive à atteindre.» La déception de Ksenia Efremova , éliminée dès le premier tour dans le grand tableau puis en juniors «C’est plutôt normal. Je pense que pour une fille de 17 ans, de jouer un tableau final de Grand Chelem, vivre des émotions sur le Suzanne-Lenglen et pratiquement sept jours après, être tête de série numéro 1 chez les juniors, avec toute la pression du monde, c’est très difficile à gérer. J’ai vu tout le match, j’étais content de son comportement, de la manière de vivre ces moments qui sont très difficiles. Après le match., elle était complètement déçue. Ce sont des moments importants dans une carrière qu’il faut vivre. Il faut apprendre. C’est une fille de 17 ans, il ne faut pas l’oublier. Je lui ai juste demandé de ne pas se comparer avec personne, pas avec Maria Sharapova, avec Moïse Kouame, avec personne d’autre. Elle va avoir une trajectoire qu’on ne connaît pas. Il faut vivre les moments au jour le jour, faire le maximum tous les jours. Nous, on va essayer de l’accompagner, de l’aider dans les moments positifs comme négatifs. Même en Australie, elle était en difficulté au premier tour, elle a trouvé des solutions. Ici, elle n’a pas réussi à trouver les solutions. C’était un tournoi important mais on avance. Passer la publicité Publicité Le casse-tête des wild-card françaises pour l’US Open «C’est compliqué évidemment. On va attendre avant de prendre une décision. Il faut arbitrer. Je vais demander à Gaël Monfils de demander la wild card directement à l’US Open, pourquoi pas. Ce n’est pas moi tout seul qui décide. On va se réunir comme à chaque fois. Mais je suis plutôt content d’avoir des problèmes comme ça, d’avoir des joueurs qui présentent des éléments plutôt importants pour avoir une wild card, qu’il faut mériter. D’ici là, j’espère que Gaël joue et gagne des matchs. On espère toujours avoir un peu plus de flexibilité sur la décision.»





