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Reconnaissance faciale, fan-zones ou limitation de la vente de mortiers : les propositions des politiques pour en finir avec les violences d’après match

سياسة
Le Figaro
2026/05/31 - 13:06 504 مشاهدة
Reconnaissance faciale, fan-zones ou limitation de la vente de mortiers : les propositions des politiques pour en finir avec les violences d’après match Par Madeleine Meteyer Le 31 mai 2026 à 15h06 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets PSG LFI Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp En région parisienne, des individus ont décidé de bloquer le trafic pour célébrer la victoire du PSG. Benoit Tessier / REUTERS Alors que les interpellations ont augmenté de 30% sur un an depuis la victoire du PSG en Ligue des Champions en 2025, la classe politique réfléchit aux moyens de juguler la violence qui accompagne désormais ce genre d’évènement. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Tout le monde a des idées : la preuve, c’est qu’il y en a de mauvaises», blaguait Coluche. Au lendemain de la victoire du PSG, évènement désormais classiquement émaillé de violences dans les villes, même les petites, hommes et femmes politiques soumettent les leurs pour mettre un terme à ce que Bruno Retailleau a qualifié de «rituel qui se répète et s’aggrave» sur X. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard Pour Laurent Nunez, un encadrement de la vente des mortiers S’il a déploré les pillages de commerces dans une quinzaine de villes, les 57 gendarmes et policiers blessés, ces «débordements inacceptables», Laurent Nunez a tout de même considéré que la situation avait été «globalement sous contrôle». Le ministre de l’Intérieur a salué l’implication de ses troupes : 22.000 policiers et gendarmes, dont 8000 pour la région parisienne et 2260 pour les Champs-Élysées. Un bilan plutôt positif à ses yeux qui ne l’empêche pas de réfléchir aux moyens d’en alléger la part négative. Passer la publicité Publicité Lors de son point presse, l’ex préfet a fait référence au projet de loi «Ripost» (adopté au Sénat le 26 mai) qui contient une mesure visant à compliquer la vente de mortiers d’artifices. Selon le gouvernement, l’achat très simple de ces engins pyrotechniques est au cœur des embrasements urbains. Le projet du gouvernement simplifierait les fermetures administratives des établissements qui vendraient ces articles «en violation de leurs obligations de vérifier le respect par les acquéreurs d’articles pyrotechniques des restrictions d’âge ou de détention de connaissances particulières applicables». Pour Bruno Retailleau, l’urgence de la reconnaissance faciale Déjà lorsqu’il était ministre de l’Intérieur, et déjà à la suite d’une victoire du PSG, Bruno Retailleau proposait une «révolution pénale». Soit l’introduction de nouvelles réponses judiciaires et technologiques. Ce dimanche, le Vendéen, indigné par ce qui n’est plus un «incident isolé» mais «un rituel qui se répète et s’aggrave» propose «deux mesures concrètes»  : «la reconnaissance faciale pour identifier chaque casseur, et le rétablissement d’une responsabilité financière solidaire». La reconnaissance faciale est une technologie biométrique - utilisée en Chine, en Grande-Bretagne, aux États-Unis - qui permettrait d’identifier des délinquants et donc d’ouvrir ou d’accélérer des procédures judiciaires. En France, Bruno Retailleau n’est pas le seul à soutenir cette technique. Valérie Pécresse et Gérald Darmanin s’y sont récemment dits favorables.  La responsabilité financière solidaire consiste, elle, à faire payer les dégâts à ceux qui les commettent. «On casse, on paie» a écrit l’ancien locataire de Beauvau, une référence au «tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies» de Gabriel Attal (avril 2024). En janvier, le gouvernement a subi les foudres des compagnies d’assurances et des assurés pour avoir voulu introduire une «garantie émeutes» : une taxe de 2% (au début, c’était 5) vouée à alimenter un fonds d’indemnisation en cas de dégradations. En France, Bruno Retailleau n’est pas le seul à soutenir la reconnaissance faciale. Sébastien SORIANO / Le Figaro Pour Rachida Dati, des zones sécurisées «Paris ne peut demeurer le lieu de tous les défouloirs et destructions de hordes incontrôlées sous le regard immobile et irresponsable de la mairie de Paris» a griffé sur X la maire du 7e arrondissement, rivale malheureuse d’Emmanuel Grégoire aux municipales de mars. Pour l’ancienne ministre de la Culture, il est temps de mettre en place de «zones sécurisées et l’interdiction d’accès aux zones commerciales après la fermeture des enseignes». Pour la maire du 8e arrondissement, fin des rassemblements sur les Champs-Élysées Catherine Lécuyer, maire LR du 8e arrondissement de Paris a publié dimanche un communiqué dans lequel elle demande que les rassemblements ne soient plus permis sur les Champs-Élysées. Extrait de son courrier : «On ne gère plus les débordements, on les subit. La stratégie préventive a atteint ses limites. Le concept de “zéro casse” ne tient plus contre la violence de bandes organisées qui ne prennent même plus la peine de se maquiller en supporters». Passer la publicité Publicité Après le zéro casse, le zéro rassemblement ?«Ça mobiliserait énormément d’effectifs pour avoir des personnes qui se répandraient ailleurs dans la capitale», lui a répondu Laurent Nunez lors de son point presse dimanche, évoquant une «fausse bonne idée», dont la prédécesseuse de Catherine Lécuyer réclamait déjà la mise en œuvre. Pour LFI, des fans zones et moins de répression Et si les violences urbaines étaient la conséquence d’une défaillance dans l’organisation pacifique des moments collectifs ? C’est la théorie de Clémence Guetté, députée LFI du Val-de-Marne. Samedi soir, l’élue demandait au ministre de l’Intérieur «de ne pas gâcher la fête une nouvelle fois» avec en faisant montre d’une «répression violente» : «le désastre de l’année dernière ne doit pas se reproduire» a-t-elle écrit sur X. François BOUCHON / Le Figaro Le lendemain, à Jordan Bardella qui lui reprochait un soutien à «ceux qui détruisent le bien d’autrui» et un «mépris affiché pour nos forces de l’ordre», la vice-présidente de l’Assemblée nationale a répondu : «Vous n’y connaissez rien en maintien de l’ordre et n’étiez bien sûr pas dans les rues de Paris pour le sacre d’hier. Hier, des dizaines de milliers de personnes ont été empêchées de célébrer. Hier, la police a chargé des gens qui ne commettaient aucun débordement. Ils ont tiré des grenades sur des familles, sur des jeunes gens, simplement parce qu’ils étaient rassemblés.» Pour LFI, il faut «organiser autrement ces soirées en mettant en place des lieux pour se rassembler comme des fan zones» a déclaré Manuel Bompard, son coordinateur national qui a dit regretter «évidemment» «les débordements qu’on a pu observer».
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