Procès de l’affaire libyenne : la défense de Claude Guéant s’en prend à « la cruauté de la stratégie » de Nicolas Sarkozy
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
L’ancien ministre de l’intérieur Brice Hortefeux arrive au palais de justice de Paris, pour le procès en appel de Nicolas Sarkozy dans l’affaire libyenne, le 26 mai 2026. SIMON WOHLFAHRT/AFP L’avocat de Claude Guéant a écorché tout vif Nicolas Sarkozy, mardi 26 mai, à la veille du dernier jour du procès en appel des soupçons de financement de la campagne présidentielle de l’ancien chef de l’Etat en 2007. Mᵉ Philippe Bouchez El Ghozi, qui plaidait depuis sa table, derrière l’ancien président, lui a soigneusement planté dans le dos une série de banderilles dont il pourrait avoir des difficultés à se remettre. L’avocat a souligné « la cruauté » et « le cynisme » de Nicolas Sarkozy, qui a profité de l’absence de son fidèle bras droit pour l’accuser « avec une violence inouïe ». Et il ne sait pas trop s’il s’agit du « cynisme du politique ou du désespoir du prévenu ». Lire aussi | Article réservé à nos abonnés « Nicolas Sarkozy se trompe » : un nouveau courrier de Claude Guéant fragilise la défense de l’ancien président au procès de l’affaire libyenne Lire plus tard Claude Guéant accumulait la rancune patiemment, mais son avocat l’a traduite sans prendre de gants. « L’absence de Claude Guéant a été utilisée par Nicolas Sarkozy pour introduire des hypothèses et des suppositions en le pointant du doigt », a dit l’avocat. Claude Guéant, 81 ans et fort malade, n’a pu venir à l’audience, « mais jamais un absent n’a été aussi présent », en envoyant deux attestations accablantes à la cour. « Il n’a fait que suivre les instructions du président, a souligné Mᵉ Bouchez El Ghozi. Le numéro 2 fait exactement ce que demande le numéro 1 : il suit avec rigueur les instructions. » Il vous reste 79.49% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




