Procès de la DZ Mafia : plus de 1200 avocats signent une tribune contre la mise en cause de leurs confrères
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Procès de la DZ Mafia : plus de 1200 avocats signent une tribune contre la mise en cause de leurs confrères Par Le Figaro avec AFP Le 30 avril 2026 à 12h41 Sujets avocat justice Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le texte revendique la signature de plus de 1200 avocats pénalistes dans toute la France. THIBAUD MORITZ / AFP Quatre avocats de la défense, dont l’une est le conseil de Gabriel Ory, sont sous le coup d’une procédure déontologique sur demande du procureur général d’Aix-en-Provence. Plusieurs incidents avaient émaillé le procès. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Plus de 1200 avocats pénalistes de toute la France critiquent, dans une tribune transmise jeudi à l'AFP, la décision du procureur général d'Aix-en-Provence d'avoir demandé une enquête déontologique sur quatre avocats pour des incidents d'audience survenus lors du récent procès du groupe criminel DZ Mafia. Ce procès, qui s'est tenu du 23 mars au 14 avril pour un double assassinat commis en 2019, avant la création du groupe criminel, s'est déroulé dans une ambiance chaotique marquée par des éclats de voix et de nombreux incidents de procédure à l'initiative de la défense. Passer la publicité Publicité Jugeant que ces pratiques professionnelles « interrogent » et que certains propos tenus en audience étaient « problématiques », le procureur général d'Aix-en-Provence Franck Rastoul a demandé qu'une procédure déontologique soit engagée à l'encontre de quatre avocats de la défense. Constatant que le magistrat « s'est autorisé à mettre en cause publiquement plusieurs avocats de la défense, et à saisir leurs instances ordinales », la tribune des avocats assure que « la défense ne se taira pas ». Un rassemblement prévu à Aix-en-Provence le 30 mai « Poursuivre les avocats pour leur manière de défendre, ce n'est jamais seulement notre profession que l'on attaque, c'est museler la défense et mutiler la justice », peut-on lire dans ce texte également publié dans le quotidien Libération . Le texte revendique la signature de plus de 1200 avocats pénalistes dans toute la France qui comptent « se réunir à Aix-en-Provence le 30 mai prochain, pour rappeler l'essentiel : la libre parole de la défense est une garantie fondamentale du procès équitable, non une tolérance révocable ». Les avocats visés par le signalement, Mes Christine d'Arrigo, Emmanuelle Franck, Raphaël Chiche et Karim Morand-Lahouazi, sont signataires de la tribune. Une enquête déontologique à l'encontre de Me Christine d'Arrigo a été ouverte par la bâtonnière de Marseille à la suite de cette saisine du procureur général. « Ce qui se joue, c'est la préservation de la justice criminelle, un bien commun aux avocats et aux magistrats », a assuré jeudi à l'AFP le procureur général d'Aix-en-Provence en réaction à cette tribune. « Le respect d'autrui n'est pas asymétrique, la déontologie n'est pas à géométrie variable et doit être respectée y compris en matière de criminalité organisée », ajoute Franck Rastoul. « Sortons des postures et ensemble préservons les droits de la défense sans qu'au nom de ces derniers la vindicte et l'injure ne deviennent le lot commun de certains prétoires. Oui, défendre ce n'est pas injurier », a-t-il martelé.



