Présidentielle 2027 : Les sondages (plutôt qu’une primaire) pour choisir son candidat, une fausse bonne idée ?
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.alst0{fill-rule:evenodd;clip-rule:evenodd}.ducls-1{fill:#fa6ee5}Passer au contenu principalPasser à l'en-têtePasser au pied de pageMenuMenuRechercher du contenu sur le site www.20minutes.frOk20 Minutes : Actualités et infos en directREPLAYDIRECT TVActualitéActualitéSociétéMondeEconomieFaits diversSantéPolitiqueJusticeFake OffConflit israélo-palestinienGuerre en IranGuerre en UkraineLIVEliveEN DIRECT Guerre au Moyen-Orient : Trump ne compte pas « renoncer à gagner …enquêteCe que l’on sait sur les tirs au gala de la presse où participait Donald Tr…02:03 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 26/04/2026 à 08h32 • Mis à jour le 26/04/2026 à 08h32 A un an de la présidentielle 2027, les candidats se bousculent. Pour éviter l’embouteillage, et afin d’éviter la case primaire, certains politiques poussent pour un départage par les sondages. « Retailleau, Lisnard, Attal, Philippe… on pourrait citer sept ou huit noms, il n’y a pas besoin d’avoir fait l’ENA pour comprendre que si deux ou trois y vont, on est morts ! », soupire un député LR. Cette méthode de désignation, également évoquée à gauche par les détracteurs de la primaire, est-elle pour autant une bonne idée ? Pas certain à en croire les principaux intéressés… Cette forme de départage suscite de nombreuses inconnues. « Un sondage, on le dit et le répète, n’est pas une prédiction du futur scrutin, mais une photographie à l’instant T des intentions de vote », rappelle Mathieu Gallard, directeur d’études à l’institut Ipsos-BVA. « Cette méthode pose donc autant de questions qu’elle en résout : quel type de sondage ? Quelles questions poser ? Quel échantillon, les sympathisants ou l’ensemble des Français ? Et surtout, quand faire cette enquête ? », interroge le sondeur. Les défenseurs de cette méthode, qu’il s’agisse de Gérard Larcher à droite, ou de certains socialistes anti-primaire, restent toujours très flous sur ses contours. « Le vote est volatil. Le choix des Français se cristallise parfois dans les dernières semaines de campagne », ajoute Jean-Daniel Lévy, directeur délégué de Toluna Harris Interactive. « Les élections ont souvent montré que les favoris plusieurs mois avant ne l’emportent pas toujours, qu’il s’agisse de Michel Rocard en 1981, Lionel Jospin en 2002 ou Alain Juppé en 2017 », ajoute-t-il. « Le recours aux enquêtes d’opinion est tout d’abord le symptôme de l’affaiblissement considérable du politique », analyse le directeur général délégué d’Ipsos, Brice Teinturier, dans une tribune publiée dans Le Figaro la semaine dernière. Un constat partagé par ses confrères. « J’ai l’impression qu’on fait appel aux sondages quand on est en panne d’idées, et à défaut d’avoir une personnalité légitime et capable de s’imposer à tous », assure Jean-Daniel Levy. L’importance des sondages dans la vie politique est loin d’être nouvelle, mais les enquêtes d’opinion pourraient ici remplir un rôle inédit. « Cela me paraît être la pire des solutions sur le plan du débat démocratique, c’est traditionnellement le rôle des partis politiques de choisir les candidats aux élections, cela prouve encore que le monde politique a perdu sa boussole », assure Bruno Cautrès, chercheur au Centre de recherches politiques de Sciences Po (Cevipof). Le contexte politique a également changé. A en croire tous les sondages, le Rassemblement national serait presque certain de se qualifier pour le second tour de la présidentielle. « Le fait qu’une place soit déjà "bookée" oblige les différents à camp à l’union, d’autant que Jean-Luc Mélenchon semble disposer aussi d’un bloc solide au premier tour », ajoute Bruno Cautrès. C’est l’hypothèse d’une élimination au premier tour qui pousse bien souvent à l’union. « Chacun devra prendre ses responsabilités pour éviter le duel Mélenchon-Bardella. Cela pourrait être une forme de primaire ou regarder en fin d’année qui est le mieux placé dans les sondages », appuie une proche de Gabriel Attal. Reste que la primaire est un exercice coûteux et demande plusieurs mois d’organisation. Ce qui pourrait forcer un départage par les enquêtes d’opinion. « Le sondage ne remplace pas le vote, mais il peut donner des informations. Les intentions de vote ne sont pas les seuls bons critères, on pourrait mesurer les préoccupations des Français, le regard sur les candidats, la capacité à représenter la France à l’international… », énumère Jean-Daniel Levy, dont l’institut a été contacté par plusieurs politiques. D’autres espèrent une « sélection naturelle », imaginant qu’un candidat fera « le trou » dans les sondages à quelques mois du scrutin, poussant ses concurrents à jeter l’éponge. « Mais si personne ne prend le lead, et que, par exemple, Philippe et Attal sont au coude-à-coude, il se passera quoi ?, interroge Mathieu Gallard. Le sondage comme méthode de départage est extrêmement risqué et pourrait mener à une impasse. » Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPM




