Présidentielle 2027 : « Il est revanchard »… François Hollande peut-il être le « joker » caché de la gauche ?
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Les notes des BleusHigh-TechHigh-TechSciencesEspaceRéseaux sociauxIntelligence artificielleAmazonGoogleMétaApple10:00 Provence-Alpes-Côte d'Azur Le Programme SENSATIONNELLES by Intermarché La Ginguette : le fan club de l'équipe cycliste Intermarché-Wanty Publié le 19/07/2026 à 07h32 • Mis à jour le 19/07/2026 à 07h32 A la sortie des législatives anticipées de l’été 2024, le retour de François Hollande suscitait une forme de curiosité à l’Assemblée nationale. Ses collègues préféraient alors sourire des ambitions présidentielles que l’on prêtait déjà à l’ancien chef de l’Etat. « Pourquoi un retour ? Il n’a jamais lâché… », s’amusait alors un élu socialiste. Près de deux ans plus tard, l’hypothèse Hollande est bien plus qu’une simple « petite blague ». Redevenu personnalité politique préférée des Français dans le baromètre Ifop*, l’ancien président de la République réunissait ses soutiens pour un cocktail à la questure du Sénat mercredi soir. Une manière d’alimenter le feuilleton d’une nouvelle candidature à la présidentielle. Devant ses partisans mercredi soir, François Hollande a livré son analyse de la scène politique et du contexte international. « Ce nouveau monde appelle une nouvelle gauche. On ne peut pas reproduire ce qu’on a fait avant », a-t-il déclaré, rappelant à qui veut bien l’entendre qu’il « connaissait » bien « la fonction » de président de la République. « Je peux être utile mais je ne peux pas être un candidat de témoignage », a-t-il insisté. « Il veut revenir, il se voit revenir, il est revanchard. Il trouvera bien une pirouette pour emmerder Glucksmann et Faure », raille un ex-socialiste qui le connaît de longue date. Alors que le Parti socialiste a tranché sur l’organisation d’une primaire fermée au mois d’octobre, l’élu de Corrèze a laissé entendre qu’il n’en sera pas. Mais il prévoit d’être présent à la rentrée, avec un ouvrage pour le mois de septembre et une large tournée sur le terrain et dans les médias. Et tant pis, si cela pollue la campagne interne de son parti. « Il sera, dans toutes les sous-préfectures de France, ce qu’il adore. Il se prépare, mais il n’ira à la présidentielle que si les planètes s’alignent parfaitement », confie un de ses amis. Malgré sa hausse de popularité, le défi est, en effet, difficile à relever. Ses prédécesseurs Nicolas Sarkozy et Valéry Giscard d’Estaing n’ont jamais réussi à reconquérir l’Élysée après une défaite. Lui n’a jamais perdu, mais l’impopulaire chef de l’Etat n’avait même pas pu se représenter à sa succession en 2017. Et dans les intentions de vote, François Hollande plafonne aujourd’hui toujours sous les 10 %, sans jamais parvenir à dépasser le score de Raphaël Glucksmann. Reste que le socialiste reste une bête politique qui pourrait contrecarrer les espoirs du leader de Place Publique. « Il est fort Hollande, je suis l’un de ceux qui disent qu’il ne faut pas le sous-estimer », indique un élu proche de l’eurodéputé. Un constat partagé à droite, où l’on reconnaît le talent de l’ancien président en campagne. « Je vois bien les électeurs de gauche s’agglomérer autour du mec qui ne peut pas gagner, mais qui est le moins mauvais. Glucksmann, il n’en fera qu’une bouchée », raille ainsi Julien Aubert, l’un des vice-présidents Les Républicains. François Hollande préfère donc temporiser jusqu’au début de l’année prochaine, misant sur un échec de la candidature de Raphaël Glucksmann, qui est loin d’avoir dissipé les doutes sur sa capacité à mener la bataille présidentielle. « Il a passé l’âge de se lancer pour avoir sa tête sur les affiches. Il n’ira que pour gagner, et pour faire gagner la gauche. Mais attendre le crash d’un candidat désigné par la primaire est une stratégie risquée », prévient le député PS du Val-d’Oise, Romain Eskenazi. Il faudra aussi faire avec Bernard Cazeneuve, qui a fait un pas de plus vers une candidature à l’Elysée jeudi dans une lettre aux Français. « La carte du recours n’est pas évidente. Déjà en 2022 il pensait que le toboggan d’Anne Hidalgo dans les sondages la pousserait à se retirer, mais elle s’est maintenue jusqu’au bout », craint un des soutiens de l’ancien président. François Hollande se rêve en « joker » de la gauche, sans aucune certitude toutefois, d’être un jour dégainé. François Hollande obtient 49 % de bonnes opinions dans la vague de juillet 2026 du baromètre Ifop-Fiducial pour Paris Match et Sud Radio. Il n’est devancé que par Michel-Édouard Leclerc (53 %). Découvrez l‘ensemble de nos applications 20 Minutes ! La fréquentation de 20 Minutes est certifiée par l‘ACPMالمصدر: 20 Minutes | Source: 20 Minutes
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