Près d’un million d’images pédopornographiques et 120 victimes : quatre hommes jugés à Orléans à partir de lundi, certains pour viols sur mineurs
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Près d’un million d’images pédopornographiques et 120 victimes : quatre hommes jugés à Orléans à partir de lundi, certains pour viols sur mineurs Par Le Figaro avec AFP Le 6 juin 2026 à 08h21 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Orléans Pédocriminalité Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Les gendarmes de la section de recherches d’Orléans ont mis en évidence un fonctionnement en réseau. (Image d’illustration) ADOBE STOCK Quatre hommes, âgés de 37 à 64 ans, sont renvoyés devant la cour criminelle du Loiret. Ils sont notamment suspectés d’avoir utilisé de faux profils pour approcher leurs victimes, ainsi que pour consultation, détention et diffusion d’images pédopornographiques. Passer la publicité Passer la publicité Publicité 930.000 fichiers pédopornographiques et 120 victimes : quatre hommes soupçonnés d'avoir appartenu à un réseau pédocriminel en ligne seront jugés à partir de lundi devant la cour criminelle du Loiret. Certains sont également poursuivis pour des viols sur mineurs. L'enquête, lancée en 2022 après une infiltration des gendarmes sur les réseaux sociaux, a permis de démanteler plusieurs groupes utilisant des messageries chiffrées comme ICQ, Snapchat ou Telegram pour échanger des contenus pédopornographiques et entrer en contact avec des mineures. Les investigations ont conduit à l'arrestation de six personnes entre avril et novembre 2023. Passer la publicité Publicité Quatre hommes, âgés de 37 à 64 ans, sont renvoyés devant la cour criminelle du Loiret. Ils sont notamment suspectés d'avoir utilisé de faux profils pour approcher leurs victimes, ainsi que pour consultation, détention et diffusion d'images pédopornographiques. Deux d'entre eux comparaissent également pour des viols commis sur des mineurs de moins de quinze ans. L'un des mis en cause a reconnu lors d'une de ses auditions être «un chasseur, un prédateur», selon un document judiciaire consulté par l'AFP. Le grooming au cœur du mode opératoire Les gendarmes de la section de recherches d'Orléans ont mis en évidence un fonctionnement en réseau, sans hiérarchie formelle, mais structuré autour d'administrateurs de groupes et d'utilisateurs actifs partageant massivement des fichiers. En parallèle, les autorités australiennes ont découvert, sur le darkweb, une vidéo de viol d'enfant en langue française, ce qui a permis la saisine de l'Office français de lutte contre les violences faites aux mineurs (OFMIN). Au cœur de leur mode opératoire, bien rodé, le grooming, pratique consistant à mettre en confiance des jeunes victimes afin d'obtenir, sous une apparence de consentement, des images ou vidéos à caractère sexuel. Les membres les plus actifs, «eux, recourent à d'autres méthodes: vidéos réalisées dans des lieux publics, agressions de fillettes de leur entourage», précisait la gendarmerie en février 2024. L'association Agir contre la prostitution des enfants (ACPE) souligne de son côté que «des paris étaient organisés entre membres du réseau sur celui qui obtiendrait le premier une image dénudée d'une jeune mineure». Les perquisitions ont permis la découverte totale de plus de 930.000 fichiers pédopornographiques, photos et vidéos comprises. «Cette affaire interpelle par le nombre de fichiers pédocriminels qui ont circulé» Au total, 120 victimes ont été détectées, dont 21 Françaises identifiées, âgées de 3 à 15 ans et toutes entendues, précise la gendarmerie du Loiret à l'AFP. «J'attends de voir lors de l'audience comment les accusés vont réagir face à leurs agissements», affirme Me Elena Campario, qui représente une jeune victime et ses parents. La fillette a été agressée et violée à de multiples reprises par un homme âgé de 64 ans. Ce dernier a filmé «plusieurs dizaines de fois ses agissements», «mais n'a jamais avoué», dit Me Campario à l'AFP, affirmant que cela rajoute «encore de la douleur pour la victime». Passer la publicité Publicité Ce dossier «révèle l'existence d'un réseau organisé d'exploitation sexuelle de mineurs, caractérisé par une logique collective de prédation», ajoute de son côté l'ACPE. Elle indique «que cette dimension systémique doit être pleinement intégrée dans l'appréciation de la peine». «Cette affaire interpelle par le nombre de fichiers pédocriminels qui ont circulé, nous sommes proches du million», martèle auprès de l'AFP Me Céline Astolfe, pour La Fondation Pour l'enfance, dont l'objectif «est de porter la voix de toutes les victimes qui n'ont pas été identifiées». Parmi les six hommes interpellés, l'un d'eux s'est suicidé en détention provisoire. Un autre, arrêté en Belgique en novembre 2023 en état de récidive, a été condamné début 2025 à une peine de dix ans de prison. Le procès des quatre autres membres, qui restent présumés innocents, s'ouvrira lundi à Orléans. Il pourrait se tenir à huis clos. Le verdict est attendu vendredi.



