Pourquoi le Sénat a rejeté à nouveau le texte sur l’aide à mourir
✨ AI Summary
🔊 جاري الاستماع
Lors de l’examen de la proposition de loi visant à créer un droit à l’aide médicale à mourir, au Sénat, à Paris, le 20 janvier 2026. ALAIN JOCARD/AFP L’histoire se répète. Le Sénat a rejeté, mardi 12 mai, pour la deuxième fois, la proposition de loi ouvrant la possibilité d’un geste létal pour des malades en fin de vie, une version écrite par sa commission des affaires sociales, plus restrictive que le texte adopté en deuxième lecture en février par l’Assemblée nationale, qui visait à créer un « droit à l’aide à mourir ». Le 28 janvier, les sénateurs avaient déjà sabordé leur propre texte, en première lecture. Dans les deux cas, la copie sénatoriale avait été élaborée par les deux mêmes rapporteurs, commissaires des affaires sociales, Christine Bonfanti-Dossat, sénatrice, Les Républicains (LR) du Lot-et-Garonne et Alain Milon (LR, Vaucluse). Par deux fois, le texte du Sénat – identique en janvier et mai – a été rejeté par l’addition des voix d’une partie des sénateurs LR et centristes, hostiles à toute légalisation de l’euthanasie et par les sénateurs socialistes, opposés à une version qui « dénature », disent-ils, la portée de réforme sociétale votée par une majorité à l’Assemblée. Examiné depuis lundi au Palais du Luxembourg, le texte prévoyait à l’article 2 la possibilité pour un médecin d’accorder une « assistance médicale à mourir » à des malades ayant un pronostic vital à court terme. L’aide à mourir, telle que votée par l’Assemblée, peut être accordée à une personne incurable dont la mort n’est pas pour autant considérée comme imminente. Il vous reste 76.78% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




