Plusieurs dizaines de personnes, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont rassemblées près de L’Olympia à Paris pour s’opposer à Vincent Bolloré
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Plusieurs dizaines de personnes, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont rassemblées près de L’Olympia à Paris pour s’opposer à Vincent Bolloré Par Le Figaro avec AFP Le 30 mai 2026 à 17h35 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Jean-Luc Mélenchon Vincent Bolloré Olympia Paris Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Jean-Luc Mélenchon lors d’une réunion de dernière minute en plein air à Marseille, le 7 mai 2026. Miguel MEDINA / AFP «Vincent Bolloré met en danger la liberté de penser en France en créant un monopole idéologique sur la presse, la culture et l’éducation, dans l’édition», a déclaré à l’AFP le leader insoumis, qui n’a pas pris la parole en tribune. Passer la publicité Passer la publicité Publicité Plusieurs dizaines de personnes, dont Jean-Luc Mélenchon, se sont rassemblées samedi près de L'Olympia à Paris, à l'appel de la CGT Spectacles, pour s'opposer à «la bataille culturelle de l'extrême droite» et à la «mainmise» de l’industriel breton Vincent Bolloré sur les médias et la culture. La prestigieuse salle de spectacle appartient au groupe Canal+, dont Vincent Bolloré est l'actionnaire de référence. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro Politique avec Yves Thréard «Vincent Bolloré met en danger la liberté de penser en France en créant un monopole idéologique sur la presse, la culture et l'éducation, dans l'édition», a déclaré à l'AFP Jean-Luc Mélenchon, qui n'a pas pris la parole en tribune. «Si nous gagnons l'élection présidentielle» en 2027, «le trust Bolloré en entier sera démantelé», a ajouté le leader de la France insoumise (LFI), badge «Zapper Bolloré» au revers de la veste. Cela passera par «une loi anti-concentration», a renchéri la députée LFI Sarah Legrain. Passer la publicité Publicité Sous une chaleur écrasante, les manifestants, essentiellement issus du monde de la culture, se sont rassemblés sur la place Henri-Salvador, à côté de L'Olympia, au centre de Paris. Parmi eux figurait la comédienne Adèle Haenel, signataire mi-mai d'une tribune qui visait l’industriel et dénonçait «l'emprise grandissante de l'extrême droite» dans le cinéma, dont Canal+ est le premier financeur en France. Une polémique en marge du Festival de Cannes Via les groupes dans son giron, Vincent Bolloré est présent dans la télévision et le cinéma (groupe Canal+, qui détient plusieurs chaînes dont CNews), la radio (Europe 1), la presse (JDD et les magazines du groupe Prisma) et l'édition (Hachette, avec les éditeurs Fayard ou Grasset). Au milieu d'une nuée de touristes, les discours se sont succédé sur l'estrade d'un camion aux couleurs de la CGT Spectacle, barré d'une banderole «Paris antifa». «Ce à quoi nous assistons, c'est une entreprise de mainmise sur toute la fabrique de l'opinion publique», a accusé la députée écologiste Sophie Taillé-Polian. Au Festival de Cannes, une tribune anti-Bolloré a déclenché une vive polémique : le président du directoire de Canal+, Maxime Saada, a menacé de ne plus financer les films des signataires. En avril, des dizaines d'écrivains ont claqué la porte de Grasset après le limogeage du PDG Olivier Nora, qu'ils imputaient à M. Bolloré. Côté médias, CNews, Europe 1 et le JDD sont accusés par la gauche de promouvoir une vision d'extrême droite dans leur traitement des questions d'insécurité ou d'immigration, ce dont ils se défendent.





