Pékin interdit de territoire des députés néo-zélandais après une visite à Taïwan
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Pékin interdit de territoire des députés néo-zélandais après une visite à Taïwan Par Le Figaro avec AFP Le 4 juin 2026 à 03h52 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Chine Taïwan Nouvelle-Zélande Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le ministre des Affaires étrangères de Nouvelle-Zélande, Winston Peters, à Hanoï, le 26 novembre 2025. NHAC NGUYEN / AFP Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Winston Peters, s’est déclaré «surpris» par cette décision et a demandé aux diplomates néo-zélandais d’évoquer le sujet auprès de responsables chinois à Pékin et à Wellington. Passer la publicité Passer la publicité Publicité La Chine a imposé une interdiction de territoire à un groupe de députés néo-zélandais qui s'est rendu à Taïwan le mois dernier, a indiqué un porte-parole du ministère des Affaires étrangères de Wellington. Le ministre des Affaires étrangères néo-zélandais, Winston Peters, s'est déclaré «surpris» par cette décision, a indiqué son cabinet, et a demandé aux diplomates néo-zélandais d'évoquer le sujet auprès de responsables chinois à Pékin et à Wellington. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Les quatre députés de divers partis se sont rendus à Taïwan en délégation en mai, a indiqué le groupe d’audiovisuel public néo-zélandais RNZ. Cette visite n’est pas incompatible avec le principe d’une seule Chine de la Nouvelle-Zélande, en vertu duquel Wellington reconnaît la revendication de Pékin sur Taïwan, selon son bureau. Passer la publicité Publicité «Les membres du Parlement néo-zélandais sont libres de prendre leurs propres décisions individuelles, indépendamment du gouvernement, quant à la manière dont ils répondent aux invitations à se rendre à l’étranger», a noté le porte-parole du ministère. Si Wellington n’entretient pas de relations diplomatiques avec Taïwan, «cela n’empêche pas la Nouvelle-Zélande de maintenir des échanges commerciaux, économiques ou culturels» avec l’île, a déclaré le ministère. La levée de l’interdiction contre des excuses La Chine considère Taïwan comme l’une de ses provinces, qu’elle n’a pas réussi à unifier avec le reste de son territoire depuis la fin de la guerre civile chinoise en 1949. Elle plaide pour une solution pacifique tout en se réservant la possibilité de recourir à la force. L’une des députées concernée par l’interdiction, Laura McClure, a déclaré à RNZ que la Chine cherchait à intimider les parlementaires néo-zélandais. «La Nouvelle-Zélande est souveraine, les membres du Parlement ont le droit de représenter leurs communautés et les électeurs, et nous avons le droit de voyager librement à travers le monde», a-t-elle déclaré. Sollicitée par l’AFP, l’ambassade de Chine à Wellington n’a pas répondu. Mais selon RNZ, l’ambassade a indiqué qu’elle lèverait l’interdiction de territoire si les responsables politiques présentaient des excuses. «Il n’est pas exactement clair sur quoi porteraient nos excuses, et si c’est uniquement pour avoir voyagé à Taïwan, je ne présenterai personnellement pas d’excuses», a déclaré Laura McClure. Wellington a longtemps été l’un des partenaires les plus proches de Pékin parmi les démocraties occidentales, mais les relations se sont tendues ces dernières années entre les deux États à mesure que la Chine a cherché à étendre sa puissance militaire et diplomatique dans le Pacifique. Le gouvernement néo-zélandais de centre-droit de Christopher Luxon a resserré ses relations avec l’Australie et les États-Unis.

