Pedro Sanchez lance son vaste plan de régularisation de sans-papiers
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Mardi, le gouvernement espagnol a approuvé une régularisation extraordinaire des immigrés sans papiers, une mesure qui pourrait bénéficier à environ 500 000 personnes et qui représente l'une des étapes les plus importantes de la politique migratoire de ces dernières décennies.Le décret, approuvé par le Conseil des ministres, permettra aux bénéficiaires d'obtenir des permis de séjour et de travail, d'accéder à la sécurité sociale et au système de santé, dans le but de faciliter leur pleine intégration dans la société espagnole. "Ils pourront jouir de tous leurs droits et remplir leurs obligations en bénéficiant de garanties. Nous avons conçu un plan opérationnel qui est à la hauteur du défi", a expliqué la ministre de l'inclusion, de la sécurité sociale et des migrations, Elma Saiz.Cette initiative intervient après des mois d'intenses débats politiques et sociaux, marqués en partie par la diffusion d'informations erronées sur la portée réelle de la mesure. Parmi les idées les plus répandues figurait la croyance selon laquelle les personnes régularisées obtiendraient automatiquement des droits politiques tels que le droit de vote, ce qui ne correspond pas à la législation actuelle, qui exige la nationalité espagnole pour participer aux élections générales ou régionales.En outre, la régularisation n'implique pas l'octroi immédiat de droits au-delà de la sphère administrative et de la sphère du travail, mais vise plutôt à mettre fin au travail illégal, à garantir des conditions de travail légales et à renforcer la contribution au système de sécurité sociale.Exigences et conditions d'accès à la régularisationSelon le gouvernement, la mesure répond à des raisons à la fois économiques et démographiques, dans un contexte de vieillissement de la population et de besoin de main-d'œuvre dans des secteurs clés tels que l'agriculture, l'hôtellerie-restauration et les soins. Les demandeurs devront prouver qu'ils ont séjourné en Espagne pendant au moins cinq mois sans interruption avant le 1er janvier 2026, qu'ils n'ont pas de casier judiciaire et qu'ils peuvent démontrer qu'ils ont des liens avec le pays, qu'il s'agisse de liens professionnels, familiaux ou sociaux.L'exécutif a fixé le calendrier de la procédure : à partir du jeudi 16 avril, les demandes pourront être traitées en ligne, et à partir de lundi, il sera possible de prendre un rendez-vous - obligatoire - pour un service en personne. La date limite d'introduction des demandes est fixée au 30 juin.De fortes divisions politiquesMalgré cela, la décision a provoqué des divisions politiques. L'opposition met en garde contre les effets possibles sur les services publics et la gestion des migrations, tandis que le gouvernement affirme que la régularisation améliorera le contrôle administratif et favorisera la cohésion sociale.Dans ce contexte de fort débat public, le président de l'exécutif socialiste, Pedro Sánchez, a adressé une lettre au public dans laquelle il défend la mesure comme un "acte de normalisation", considérant qu'il s'agit de reconnaître la réalité de centaines de milliers de personnes qui vivent et travaillent déjà en Espagne.Dans ce texte, le chef du gouvernement présente également la décision comme une réponse aux besoins économiques du pays et comme un exercice de responsabilité, soulignant l'importance d'intégrer ces personnes dans un cadre de droits et d'obligations. Avec cette décision, l'Espagne adopte une approche plus inclusive de la migration dans le contexte européen, où prédominent des politiques plus restrictives.





