« On va en mer à perte » : à Boulogne-sur-Mer, toute la filière du poisson est ébranlée par la crise
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ReportageReportageÉconomie« On va en mer à perte » : à Boulogne-sur-Mer, toute la filière du poisson est ébranlée par la criseExplosion du prix du gazole, baisse des quotas de maquereaux, consommation en recul… Dans le premier port de pêche français, marins, mareyeurs et professionnels du secteur font face à une crise inédite.Par Léa Fournier, correspondante à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais) Le 12 mai 2026 à 08h18Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le 7 mai 2026. «Avant la guerre en Iran, on était à 60 ou 70 centimes le litre, et même à 36 centimes en 2020. Là, on est à 1,10 euro, c’est infernal», s'alarme le pêcheur Alexandre Fournier. LP/Léa FournierOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerLes mouettes survolent le « Notre-Dame de Boulogne » en piaillant ce jeudi matin de mai. Un long week-end s’annonce. Le chalutier d’Alexandre Fournier reste à quai, pour quatre jours, à Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), le plus grand port de pêche de France. « D’habitude, on s’en fout des jours fériés, on prend la mer quand même. Mais là, on ne va repartir que lundi, si le temps nous le permet », maugrée le pêcheur.Depuis le début de l’année, il subit, comme toute la filière du poisson, une crise multifactorielle, aggravée par le conflit dans le golfe arabo-persique. Il vit « au jour le jour », gardant un œil sur les comptes. Pour trois jours en mer cette semaine, son bateau a consommé 7 200 litres de carburant. Il a déboursé près de 8 000 euros de gazole.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour12 mai 2026Lire le journal




