«On me reproche d’être un oiseau de mauvais augure» : le patron du Medef redoute une récession au deuxième trimestre
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«On me reproche d’être un oiseau de mauvais augure» : le patron du Medef redoute une récession au deuxième trimestre Par Fabrice Nodé-Langlois Le 2 juin 2026 à 10h18 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Suivre Sujets Medef Patrick Martin Récession Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le président du Medef Patrick Martin. Sébastien SORIANO / Le Figaro Après la contraction de l’économie française au premier trimestre, «les facteurs exogènes comme la crise au Moyen-Orient dont on se garde de penser qu’elle va se régler rapidement» pèseront négativement sur l’activité française, affirme Patrick Martin. Passer la publicité Passer la publicité Publicité «Oui, nous craignons une récession.» Patrick Martin, le président du Medef, «pense qu’il y aura une contraction de l’économie française au deuxième trimestre». Le patron des patrons s’exprimait mardi matin lors d’une conférence de presse consacrée au B7, la réunion des patronats des pays du G7 qui publiera un communiqué la semaine prochaine, le 10 juin. «On me reproche d’être un oiseau de mauvais augure», a déclaré le président du Medef. Il prévoit qu’après la contraction de l’économie française au premier trimestre, calculée la semaine dernière par l’Insee, sur une période qui ne couvrait qu’un mois de guerre dans le Golfe, «les facteurs exogènes comme la crise au Moyen-Orient dont on se garde de penser qu’elle va se régler rapidement» pèseront négativement sur l’activité française. Passer la publicité Publicité Vers une restauration du rôle de l’OMC ? Évoquant l’environnement géopolitique incertain, Patrick Martin a rappelé que «le commerce international représente un tiers du PIB et un tiers de l’emploi, le commerce avec les pays extra-communautaires représentant à lui seul 13,5% de l’emploi en France». Le 10 juin prochain, une semaine avant le sommet des chefs d’État du G7 à Evian, en présence, en principe, de Donald Trump, les patronats des sept pays (France, Allemagne, Italie, Royaume-Uni, États-Unis, Canada et Japon) publieront un communiqué commun. Il portera sur les grands enjeux de coopération et de concurrence dans une économie mondiale menacée par les distorsions, les contingentements de produits exportés ou les blocages sur des approvisionnements clés. À rebours de la position anti-multilatéralisme de l’administration Trump, le B7, soutenu par la Chambre de commerce américaine qui représente 14.000 organisations patronales américaines, pourrait se prononcer en faveur d’une restauration du rôle de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).



