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Nucléaire iranien : Donald Trump de retour à la case départ

تكنولوجيا
L'Express
2026/04/21 - 09:35 501 مشاهدة

Beaucoup de bruit pour rien. Si l'on en croit les médias américains, l’accord âprement négocié en ce moment entre Téhéran et Washington reprendrait, en partie, l’esprit du JCPoA de 2015 - le texte qui plafonnait l’enrichissement de l'uranium iranien à 3,67 % pendant 15 ans et que Donald Trump avait balayé trois ans plus tard, le jugeant trop favorable à la République islamique.

Après 40 jours de guerre qui ont décimé les programmes balistique et nucléaire du régime, on aurait cru les Etats-Unis en position de force pour demander tout ce qu’ils veulent. Or, la Maison-Blanche, qui exigeait au départ l’arrêt total de l’enrichissement de l'uranium, serait désormais prête à accepter une suspension de 20 ans, quand Téhéran pousserait encore pour le limiter à seulement cinq années. Par cette demande, l'Iran cherche à montrer qu'il le considère toujours comme un droit souverain.

Nul ne sait ce qui ressortira de ces pourparlers, onze ans après le JCPoA. Les intérêts ne sont pas alignés. Donald Trump cherche une victoire diplomatique rapide, tandis que l’Iran - qui n'a toujours confirmé sa participation le 21 avril à un nouveau round de négociations au Pakistan - vise plutôt un allègement des sanctions et une désescalade. Cependant, les divergences restent profondes et la méfiance demeure forte, notamment du côté iranien, surtout depuis le retrait américain du JCPoA, ce qui complique fortement les engagements à long terme. "Ce qui émerge aujourd’hui ressemble davantage à une logique de négociation sous contrainte, marquée par des rapports de force, des demandes maximalistes et des échéances politiques rapides, plutôt que par une construction institutionnelle progressive et méthodique", estime Mohammad Zahid, chercheur spécialiste du Moyen-Orient à Rasanah, un think tank basé en Arabie saoudite.

Un pacte hautement technique en 2015

Une chose semble déjà acquise : tout accord sera plus limité et fragile que ce pacte multilatéral, hautement technique, négocié pendant des années avec l’UE, et les grandes puissances du Conseil de sécurité de l'ONU. "Le scénario le plus réaliste n’est pas une relance complète du JCPoA, mais plutôt un cadre temporaire visant à réduire les tensions sans résoudre entièrement le différend nucléaire, et permettant de prolonger les discussions dans un climat moins pressurisé", renchérit Mohammad Zahid.

Aujourd’hui, le contexte est moins favorable qu'en 2015. Donald Trump doit gérer seul le dossier iranien, sans l’appui des Européens, sans l’expertise de l’AIEA qui n’a pas pu faire d'inspection depuis juin dernier et avec un détroit d’Ormuz transformé en guêpier maritime. Jeter toute la responsabilité de l’impasse occidentale sur le président américain serait injuste. Téhéran a toujours menti sur la réalité de son programme. Mais les décisions erratiques de Trump, convaincu d’être le maître de la diplomatie coercitive, ont jeté une lumière crue sur son impréparation. Le retour en arrière est brutal.

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