«Nous vivons dans la période la plus dangereuse de notre vie» : la Russie pourrait attaquer l'Otan «dès 2030», prévient Keir Starmer
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«Nous vivons dans la période la plus dangereuse de notre vie» : la Russie pourrait attaquer l'Otan «dès 2030», prévient Keir Starmer Par Le Figaro avec AFP Le 6 juin 2026 à 18h02 Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Russie Keir Starmer Royaume-Uni OTAN Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp Le premier ministre britannique Keir Starmer prend la parole lors de sa visite chez STARK, une entreprise de technologie de défense de premier plan à Swindon, en Angleterre, vendredi 5 juin 2026. Alastair Grant ALASTAIR / REUTERS Cet avertissement fait écho à celui du secrétaire général de l’Otan Mark Rutte qui avait affirmé en décembre que la Russie «pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l’Otan d’ici cinq ans». Passer la publicité Passer la publicité Publicité La Russie pourrait attaquer l'Otan «dès 2030», a prévenu vendredi le premier ministre britannique Keir Starmer, en assurant la détermination du Royaume-Uni à développer ses capacités militaires pour être prêt face à une telle situation. «Selon l'évaluation de nos services de renseignements, ainsi que celle d'autres pays de l'Otan, il pourrait y avoir une attaque de la Russie contre l'Otan dès 2030», a déclaré le chef du gouvernement travailliste, en déplacement sur le site d'une entreprise de défense dans le Wiltshire. À découvrir PODCAST - Écoutez le club Le Figaro International Suivez les informations sur la guerre en Ukraine avec l'application du Figaro «Il n'est pas exagéré d'affirmer que nous vivons dans la période la plus dangereuse et incertaine de notre vie», a précisé Keir Starmer, ajoutant qu'il est de la «responsabilité» de son gouvernement d'«être prêt». Cet avertissement fait écho à celui du secrétaire général de l'Otan Mark Rutte qui avait affirmé en décembre que la Russie «pourrait être prête à recourir à la force militaire contre l'Otan d'ici cinq ans». Passer la publicité Publicité La Russie «sonde, défie et teste nos défenses» Le Royaume-Uni, qui a vu ses capacités fondre en raison de moindres investissements dans sa défense, s'est engagé à accroître ses dépenses militaires dans les prochaines années. Le premier ministre a annoncé que le gouvernement publierait son plan d'investissement dans la défense «avant le sommet de l'Otan», prévu début juillet. Censée être dévoilé à l'automne 2025, sa finalisation a pris du retard en raison de contraintes budgétaires durcies par les conséquences économiques de la guerre au Moyen-Orient. Plusieurs hauts responsables ou ex-responsables de l'armée ont fait part de leurs inquiétudes sur ce retard, estimant que cela envoie un mauvais message à l'industrie de défense britannique et aux alliés du Royaume-Uni au sein de l'Otan. Vendredi, le chef d'état-major des armées britanniques Richard Knighton a prévenu que le Royaume-Uni «doit dépenser plus dans sa défense et plus vite». La Russie «sonde, défie et teste nos défenses», a-t-il insisté. «Nous devons être prêts pour des conflits potentiellement plus longs et massifs comme nous le voyons en Ukraine», a-t-il ajouté, plaidant notamment pour davantage d'investissements dans les drones et autres systèmes autonomes. Le Royaume-Uni s'est engagé à porter ses dépenses militaires à 2,5% du PIB d'ici 2027 (une augmentation qui inclut les agences de renseignement), et jusqu'à 3% après 2029.




