Nous avons le choix
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ÉditoÉditoÉconomie,EmploiNous avons le choixUne plainte a été déposée contre Uber Eats et Deliveroo pour traite d’êtres humains. L’édito de Frédéric Michel, rédacteur en chef du Parisien - Aujourd’hui en France.Par Frédéric Michel Le 22 avril 2026 à 20h20Frédéric Michel, rédacteur en chef du Parisien - Aujourd’hui en France. Le Parisien DAOffrir cet articleRéagirEnregistrerPartagerEn juin 2025, nous avions tenté l’expérience. Pour en avoir le cœur net. Découvrir l’envers du décor de la livraison à domicile. Un de nos reporters s’était fait embaucher chez Uber Eats, 70 % du marché hexagonal, un géant du secteur accusé de promouvoir l’emploi précaire. Une immersion de trois semaines dans les rues de la capitale et sa banlieue. Cent cinquante virées au guidon d’un vélo électrique, six cents kilomètres au compteur, beaucoup plus en ajoutant les déplacements sans courses. Et un minimum « garanti » de trois euros par trajet !Récit éclairant… et accablant. Chronique d’un esclavage moderne sous nos fenêtres, un quotidien à avaler du bitume, à prendre des risques, à courir après des missions si mal rémunérées. À poireauter aussi avec des compagnons d’infortune dans l’attente d’une commande. Parmi ceux-là, beaucoup de Pakistanais, des Afghans, des Bangladais, des Algériens. Des personnes immigrées, sans-papiers parfois, à la merci d’un algorithme dictant des conditions de travail d’un autre temps.Lire l’article maintenantDéjà abonné ? Se connecterJournal du jour22 avril 2026Lire le journal





