Nantes : des policiers municipaux grévistes réquisitionnés, sur fond de tensions avec la mairie
•Nantes : des policiers municipaux grévistes réquisitionnés, sur fond de tensions avec la mairie Par Simon Cherner, Le Figaro Nantes Le 29 juin 2026 à 17h56 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préfé...
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Nantes : des policiers municipaux grévistes réquisitionnés, sur fond de tensions avec la mairie Par Simon Cherner, Le Figaro Nantes Le 29 juin 2026 à 17h56 Suivre Ajouter Le Figaro à vos sources préférées Sujets Police municipale Lire dans l’app Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X Linkedin Messenger WhatsApp La police municipale de la ville de Nantes (Loire-Atlantique), réclame depuis plusieurs années d’être équipée d’armes à feu. LAETITIA NOTARIANNI / Hans Lucas via AFP Les agents réclament depuis des années d’être équipés d’armes à feu. Une demande jugée d’autant plus urgente que la cité des ducs connaît une sanglante série d’homicides depuis le printemps. Passer la publicité Passer la publicité Publicité C’était une première à Nantes. Vendredi 26 juin, la mairie a réquisitionné en toute fin de journée plusieurs policiers municipaux qui avaient annoncé faire grève le lendemain. Trois agents ont reçu la visite d’un huissier au cours de la soirée, dérangés alors qu’ils se trouvaient en famille. Ils ont été contraints de se présenter à leur poste, dès 5 heures du matin, pour encadrer l’installation du marché hebdomadaire de la Petite-Hollande, sur le terre-plein de l’île Gloriette, dans le centre-ville. Un coup de force censé être justifié par un péril imminent ou une nécessité impérieuse - tous deux « infondés », avance le syndicat majoritaire des forces de l’ordre, qui a dénoncé cette démarche abusive et coercitive. « C’est une atteinte au droit de grève qui n’aura pour effet que de renforcer la détermination du mouvement social », s’indigne Céline Pérémarty, déléguée syndicale Force ouvrière au sein de la police municipale nantaise, qui souligne la tension croissante entre les agents chargés d’assurer la tranquillité publique et l’hôtel de ville. La représentante des policiers pointe par ailleurs le double discours de la maire socialiste de Nantes, Johanna Rolland : « Le 25 juin, elle défend les droits des travailleuses et des travailleurs face aux provocations du maire de Carcassonne (Christophe Barthès, élu du Rassemblement national, NDLR) et le lendemain elle casse une grève dans sa propre ville. C’est l’hôpital qui se fiche de la charité ! » Passer la publicité Publicité Séquence sanglante La police municipale nantaise a lancé, depuis la mi-juin, un mouvement social pour réclamer l’équipement des agents avec des armes à feu, afin de mieux faire face aux violences qui ont marqué la ville. Les policiers de Nantes se disent en particulier préoccupés par la séquence sanglante qui a déjà coûté la vie à cinq personnes en près de deux mois, toutes tuées par balles. La dernière d’entre elles a été tuée dans la nuit du samedi 27 au dimanche 28 juin. L’armement de la police municipale reste cependant une ligne rouge absolue des élus écologistes alliés à la maire de Nantes. « La ville reste sur sa position et refuse de nous armer. On nous a également fait savoir que la mairie ne nous recevra plus avant l’automne. Pendant ce temps, la tension monte chez les collègues », observe Céline Pérémarty. Selon la déléguée FO, la ville de Nantes attendrait la promulgation du projet de loi sur la réforme des polices municipales, dans l’hypothèse d’une modification de la législation sur le port d’armes létales des agents. « Les élus se cachent derrière le texte », soupire la syndicaliste. Sollicitée, la mairie confirme la réquisition d’agents pour samedi dernier. « Le marché a pu se dérouler normalement », indique-t-on au sein de l’hôtel de ville, sans autre commentaire.المصدر: Le Figaro | Source: Le Figaro
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