Municipales 2026 : même si la parité progresse, les hommes restent aux commandes dans les collectivités
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Le nouveau président de la Métropole Aix-Marseille-Provence, Nicolas Isnard, et sa prédécesseure, Martine Vassal, lors de son élection, à Marseille, le 7 avril 2026. CLEMENT MAHOUDEAU/AFP La donnée a fait l’effet d’une douche froide pour beaucoup de femmes élues. Lors des élections dans les 1 263 intercommunalités, qui se sont déroulées dans les quatre semaines qui ont suivi le second tour des municipales du 22 mars, seuls 14,6 % des présidents élus ont été des femmes. La gestion de ces structures, qui assument de nombreuses missions pour le compte des communes, comme le développement économique ou l’organisation des services publics locaux, reste une affaire d’hommes. Lire aussi le décryptage (2025) | Article réservé à nos abonnés Les femmes toujours écartées du pouvoir municipal Lire plus tard « Quand on aborde cette question, ça passe mal. Ça embarrasse. L’idée, c’est “on reste entre nous, on a l’habitude de travailler ensemble. On se coopte entre copains’’ », constate, avec colère, Cécile Gallien, maire (MoDem) de Vorey-sur-Arzon (Haute-Loire) et conseillère communautaire dans l’agglomération du Puy-en-Velay, qui regroupe 72 communes. « Dans le bureau de l’intercommunalité, il n’y a que trois femmes maires, relève Mme Gallien. Tant qu’on n’imposera pas la parité, on n’y arrivera pas. Ce n’est pas un sujet pour eux. » Parfois, il n’y a même aucune femme dans les instances dirigeantes, comme, par exemple, dans la communauté de communes Fium’Orbu Castellu, en Haute-Corse, dans celle du Pays de Sânon (Meurthe-et-Moselle) ou encore Les Portes de la Thiérache (Aisne). Président de la Métropole du Grand Paris, qui regroupe 130 communes et 7,2 millions d’habitants, Patrick Ollier ne compte que trois femmes, toutes siégeant dans l’opposition, parmi ses 20 vice-présidents. Il vous reste 76.09% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.




