«Mon mariage n’a pas été consommé cette nuit-là, ni aucune des suivantes» : ils ont demandé la nullité de leur mariage religieux, ils racontent
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Réservé aux abonnés «Mon mariage n’a pas été consommé cette nuit-là, ni aucune des suivantes» : ils ont demandé la nullité de leur mariage religieux, ils racontent Par Caroline Lumet Le 10 mai 2026 à 07h00 Sujets Mariage divorce religion couple Sauvegarder Nouvelle fonctionnalité ! Avec votre compte, vous pouvez désormais sauvegarder des articles pour les lire plus tard sur tous vos appareils. Sauvegarder Fermer Sauvegarder un article Pour sauvegarder un article vous devez être connecté, vous pourrez ainsi les consulter sur tous vos appareils. Créer un compte Se connecter Copier le lien Lien copié Mail Facebook X WhatsApp Messenger Pinterest Linkedin Que se passe-t-il quand l’Église reconnaît qu’un mariage n’a jamais existé ? Getty Images/iStockphoto Témoignages. Dans l’imaginaire collectif, le mariage religieux scelle une promesse qui engage «pour toujours». Que se passe-t-il quand l’Église reconnaît que cette promesse n’a jamais existé ? Derrière les procédures canoniques, il y a des vies cabossées, des récits de sidération, et un chemin de réparation. Passer la publicité Publicité Sa nuit de noces, Elizabeth s’en souvient comme d’un traumatisme. Dans la chambre silencieuse, rien ne se passe comme prévu. «Je me revoie étendue, dans ma robe de mariée intacte, la tête pleine de questions. Mon mariage n’a pas été consommé cette nuit-là, ni aucune des suivantes», laisse-t-elle échapper dans un souffle. Elizabeth a 51 ans quand elle accepte de revenir sur son histoire. «Je suis croyante, pas parfaite, mais pratiquante. Pour moi, le mariage est un engagement fort. Envers mon mari, moi-même et Dieu», confie-t-elle. Elle s’y engage très jeune, trop peut-être, avec une idée simple : «le schéma traditionnel : d’abord le mariage, puis les enfants», selon ses propres mots. La réalité la rattrape brutalement. Pendant des mois, elle entend son mari prétexter maux de tête et fatigue pour éviter les contacts physiques. Puis viennent les excuses, les silences. Et finalement la violence verbale. Il l’accuse d’être la raison de son absence de désir sexuel, la dénigre, lui fait perdre toute confiance en elle. «Il m’a même dit que je l’avais dégouté des femmes, que c’était ma faute, que je l’avais rendu gay», murmure-t-elle. Jusqu’au jour où Elizabeth décide de dire stop. Elle prend un avocat pour demander le divorce et dans le même temps pousse la porte d’une paroisse pour chercher de l’aide. Là, presque par hasard, elle découvre qu’une autre voie existe : la nullité. «Ce n’est pas un “divorce catholique”. C’est autre chose. On vient interroger ce qui s’est passé au moment du consentement. Et, le cas échéant, l’Eglise efface le mariage», explique-t-elle. Car c’est bien là le cœur du processus : l’Église ne «défait» pas une union, elle examine si celle-ci a été valide dès le départ. Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 87% à découvrir. Vente Flash -70% sur votre abonnement. Sans engagement. J'EN PROFITE Déjà abonné ? Connectez-vous
